3o8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,parle désespoir, avait proféré des iujures et desmenaces contre les triumvirs.
Conspira- La conspiration des prisons, jugée peu de joursprisons* a P r ès, fut une des plus atroces combinaisons deces hommes altérés de sang. On confondit dansun même procès une foule de citoyens paisibles,Beauliarnais, Fiers et plusieurs autres généraux qui avaient toujours combattu avec gloire pourla patrie, furent associés à la plus vile canaille ,et condamnés à périr sur le même échafaud.
Tnllien est Toutefois l’instant marqué pour la chute du
iiubèspierre di claleur 11 'était plus éloigné, et le destin impé-nétrable dans ses arrêts réservait à l’un des plusardens fauteurs du régime de sang l’honneur dupremier coup. L’incident qui arma la main d’unde ses anciens complices du poignard de Brutus,ressemble tout-à-fait à une aventure romanes-que. Dans le cours de la mission sanguinaire dontTallien venait de s’acquitter à Bordeaux , le hasardoffrit à ses yeux, une femme dont l’esprit et labeauté firent une vive impression sur son coeur :c’était madame de Fontenay-Cabarrus , devenuedepuis si célèbre. Elle profita de l’ascendant quelui donnaient ses charmes, non-seulement pourobtenir sa liberté, mais encore celle de ses com-pagnons d'infortune et de captivité. Elle sollici-tait de son amant des actes de clémence, commedes témoignages d’attachement. Celte faiblesse