LIVRE VI, CHAP. XXXVII. 3x3
tout ce qui s’est fait depuis l’adoption du décretprésenté par Couthon . L’assemblée se rend à cevoeu, et la séance est levée.
Mais les débats qui avaient eu lieu pendantces trois jours mémorables , ne pouvaient man-quer d’avoir des suites importantes, et de hâterla décision de la crise. Déjà , Robespierre necomptait plus d’autres partisans au comité de sa-lut public que Couthon et St.-Just: le dictateursemblait, depuis quelque temps , dédaigner d’as-sister à ses délibérations , et n’agissait que parleur intermédiaire. La supériorité sèche et hau-taine qu’il affectait, à l’égard de ses collègues lesirritait depuis long-temps : la crainte et l'amour-propre outragé formèrent une ligue étroite con-tre lui. Billaud-Varennes y entra. Tous les joursde nouveaux rapprochemens eurent lieu entredes hommes jusqu'alors divisés.
L’inactivité de Robespierre , dans ces circon-stances fut vraiment inconcevable. Son absencedu comité n’était pas sans motif ; puisque sonintention était de l’abattre et de le renverser surles ruines de la représentation nationale : maisil perdit, à combiner son attaque , des momensprécieux, que ses adversaires mirent à profit.C’est en vain qu'Henriot, St.-Just, et quelquesmembres de la commune usurpatrice , se ré-criaient devant lui sur les dangers d’une marcheaussi lente : le succès qui avait couronné jusques-