320 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
les siens, y cherchent le sigual du combat. Delongues listes de proscription lui sont présentées;on dévoue aux dieux infernaux les têtes de sesennemis. Mais tous ces efforts sont mutiles; tou-tes ces exhortations sont infructueuses et vaines;le tyran semble être saisi d’une espèce de tor-peur ; il hésite, il chancelle, il demeure indécis.C’est en vain que St.-Just, avec toute l’ardeur deson âge et de son caractère, lui crie : « 11 est3 ) temps de frapper! » Attendons vingt-quatreheures , lui répond froidement Robespierre .
Pour bien sentir toute l’étendue de sa faute,il est nécessaire de faire connaître les moyensdont il pouvait disposer pour s’emparer de l’au-torité suprême. La plus grande partie des Jaco-bins lui était entièrement dévouée, et n’atten-dait qu’un signe pour prendre les armes et mar-cher : la commune , le tribunal révolutionnairen’étaient composés que de ses ageus : Ilenriot,commandant la force armée , et son état-major ,ne juraient que par lui. Le lâche ne sut pas faireusante de ces inslrumens, en les employant, dansla nuit même, contre la Convention et les co-mités réunis. En un mot, il préféra enlever lelendemain par ruse, ce qu’il dépendait de luid’obtenir de vive force. De sou côté, la Con-vention ne commit pas une faute moins grave,en permettant à Robespierre de sortir de sonsein le 8 thermidpr ; car elle devait le frapper