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Tome cinquième. Campagne de 1794. - Première période.
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320 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

les siens, y cherchent le sigual du combat. Delongues listes de proscription lui sont présentées;on dévoue aux dieux infernaux les têtes de sesennemis. Mais tous ces efforts sont mutiles; tou-tes ces exhortations sont infructueuses et vaines;le tyran semble être saisi dune espèce de tor-peur ; il hésite, il chancelle, il demeure indécis.Cest en vain que St.-Just, avec toute lardeur deson âge et de son caractère, lui crie : « 11 est3 ) temps de frapper! » Attendons vingt-quatreheures , lui répond froidement Robespierre .

Pour bien sentir toute létendue de sa faute,il est nécessaire de faire connaître les moyensdont il pouvait disposer pour semparer de lau-torité suprême. La plus grande partie des Jaco-bins lui était entièrement dévouée, et natten-dait quun signe pour prendre les armes et mar-cher : la commune , le tribunal révolutionnairenétaient composés que de ses ageus : Ilenriot,commandant la force armée , et son état-major ,ne juraient que par lui. Le lâche ne sut pas faireusante de ces inslrumens, en les employant, dansla nuit même, contre la Convention et les co-mités réunis. En un mot, il préféra enlever lelendemain par ruse, ce quil dépendait de luidobtenir de vive force. De sou côté, la Con-vention ne commit pas une faute moins grave,en permettant à Robespierre de sortir de sonsein le 8 thermidpr ; car elle devait le frapper