322 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,vironnent la Convention, tant que la force arméesera entre les mains d’un général tel que Henriot.11 fait un appel au peuple, aux patriotes : iltonne, il éclate , il foudroie. Le dictateur essaie ,à sou tour, d’interrompre Billaud-Varennes : àbas le tyran ! lui crie-t-on de toutes parts. 11 pâlitet se tait.
On demande Tallien s’élance à la tribune ; un poignard étin-accusation celle dans sa main : il déclare qu’il le plongerade Robes - dans le sein de Robespierre , si les représentans
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ont la faiblesse de ue pas le décréter d’accusa-tion. 11 demande en outre l’arrestation de Hen-riot et de sou état-major; de nombreux applau-dissemens accueillent ces propositions coura-geuses. Tallien se sent électrisé : il fait décréterla permanence des séances ; « jusqu’à ce que le» glaive de la loi, dit-il, ait assuré la révolution. »Plusieurs créatures de Robespierre sont aussitôtarrêtées. Ce dernier insiste pour obtenir la pa-role : on la lui refuse; on lui répond par des vo-ciférations, des menaces et des injures. C estBarrère qui s’empare de la tribune; mais , cette’ fois, ce n’est plus pour défendre son ancienmaître; il lui porte au contraire le coup le'plusmortel , en faisant décréter la suppression detout grade supérieur à celui de cbef de légion,dans la garde nationale. Henriot, le plus fermeappui des Triumvirs, n’était plus , d’après cetteloi, qu’un général sans armée.