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Tome cinquième. Campagne de 1794. - Première période.
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PIECES JUSTIFICATIVES.

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si extraordinaire, quil ne puisse avoir lieu que préci-sément dans le moment actuel, ou quil soit exclusi-vement occasionné par les causes quon allègue, etquon nous répète si souvent, comme devant formerune guerre si différente des autres. La France estpresque toujours dans le cas de tirer des secoursde létranger:' lAfrique , lItalie , lAmérique , lui four-nissent beaucoup plus de grains que la mer Balti­ que . Dans lannée 1709 , la France était bien plusprès dune famine quelle ne lest aujourdhui ; et ce-pendant lAngleterre ne fit point usage alors du mêmeraisonnement. Au contraire , le roi de Danemarck Fré-déric IV eut alors la guerre avec la Suède (qui commela Franco a toujours besoin de létranger pour sappro-visionner) : ce prince voulut employer le principe quelon peut légitimement empêcher limportation desgrains, quand on espère par- contraindre son ennemià faire la paix ; il crut même pouvoir en faire lapplica-tion à tout un royaume, pendant quon nen reconnais-sait la légitimité que par rapport à une place bloquée :Aussi toutes les puissances , et particulièrement laGrande-Bretagne , réclamèrent contre cette prétention ,et la déclarèrent insoutenable ; de sorte que le Roi ,mieux informé , fut obligé de sen désister. »

VII. « Les corsaires français 11e peuvent pas êtreconsidérés par les nations neutres comme des pirates,dès que les Anglais eux-mêmes ne les traitent pointcomme tels. On les regarde en Angleterre comme pri-sonniers de guerre, on les échange; on est même entréen négociation à ce sujet. Les lois ordinaires de laguerre sont observées en tous points; et cest suivant