^ INTRODUCTION. xxj
titres de popularité , d’estime et d’iilustration. C’est ainsi qu’elles ontsu produire des travaux d’utilité générale, qui semblent surpasserles moyens et les sacrifices d’une fortune privée.
Si vous parcourez les campagnes et les côtes de la Grande-Bretagne,vous découvrez en tous lieux les monuments de cet esprit magnanime.Voulez-vous savoir quels ont été les créateurs de ce canal qui répandla vie et l’activité dans le voisinage et jusqu’au sein d’une grandeville manufacturière ? — C’est un duc de Bridgewater qui conçut et.mit à terme cette belle entreprise. — Quels sont les créateurs de cetteroute en fer qui conduit à dix milles de distance les produits d’unemine et les voyageurs d’un pays, jusqu’au bord de la mer,.dans un.port artificiel?Et quelle société puissante a construit les Formes, lesbassins, les môles et les édifices de ce port ? — C’est un duc dePortland qui suffit seul à ces vastes travaux.
Si vous parcourez les plus belles cités de la Grande-Bretagne, voustrouverez de même à chaque pas, des monuments d’utilité publique ,élevés par la seule munificence de quelques particuliers opulents etgénéreux. Un simple marchand a bâti la Bourse de Londres . Un che-valier a construit à ses frais le grand aqueduc de la Nouvelle-rivière.Un Cavendish, un Bedford, ont créé sur leur propre terrain, dans lesplus beaux quartiers de la métropole, des places aussi vastes que laplace de Louis XV , des rues aussi régulières que la rue de Casti-glione , et plus spacieuses encore que la rue de la Paix.
A la vue de ces nobles créations, vous demanderez , sans doute,à visiter les hôtels et les palais des patriciens et des plébéiens, à royalefortune , auxquels sont dus de si grands travaux publics. Eh bien !quand on vous indiquera les dehors et la situation des simples maisonsqu’ils habitent, au sein de la capitale, vous aurez peine à distinguerleur demeure entre celles qui les entourent.
mats aussi le développement de l’indépendance physique et morale des classes infé-rieures , qui exécutent ces travaux. Il aime à compter parmi ses titres de gloire, lesmoyens d’élever, d’exalter le caractère national, en rendant plus heureuse et moins9ervile à tous égards, la condition des moindres citoyens. Sentiments dignes du mi-nistère d’un peuple libre ! Sentiment» qu’honorera de ses hommages tout homme quimet un prix à la dignité de l’espèce humaine. Sentiments qui méritent detre offertscomme des modèles, à tout gouvernement qui veut marcher sur la route des prospé-rités nationales. »