XXIX
INTRODUCTION.
impossibles à notre persévérance. Je viens de le montrer, autantl’Angleterre est en avance aujourd’ui, autant, il y a cinquante an-nées , elle était en arrière de la France ; et dans l’entreprise et dansl’exécution des grands ouvrages utiles'a °rlndustné', indispensablesau commerce. Ce qu’elle a fait durant un demi-siècle , nous pouvonsle faire, plus promptement encore. Nous pouvons reprendre notrerang, en profitant de son expérience, comme elle a su profiter dela nôtre. Osons vouloir. Ni l’ardeür et l’activité, ni la science et legénie, ne manquent à notre heureux pays. Notre territoire est plusvaste, notre climat plus beau, nôtre sol plus fertile/ Une 1 immensefrontière et deux mers, ouvrent leurs débouchés aux produits desentrailles et de la superficie de notre terre. Mais nous manquons en-core, pour arriver à ces limites, de communications intérieures asseznombreuses, assez aisées, assez économiques. Sachons les entre-prendre , avec les efforts combinés et .les sacrifices communs d’ungrand nombre de citoyens. Je dois le dire, une dernière fois : en nouslivrant à ces travaux d’association, nous cimenterons l’alliance detoutes les classes de l’état, et des individus de chaque classe ; et nousmarcherons d’un même pas, à l’agrandissement de la force physique,à l’affermissement de la puissance morale de notre patrie.
Efforçons-nous d’atteindre ce but, avant d’arriver au termede notre carrière. Les hommes de notre génération, suivant le coursordinaire des mortalités humaines, ont quelques années à vivre. Fassele ciel, qu’au déclin de leurs jours, ils puissent dire à la générationqui les remplacera : Nous avions reçu de nos pères, une France appau-vrie, agitée, déchirée; recevez de nous une France couverte de mo-numents d’utilité publique, érigés par notre industrie ; exubérantede richesses, produites par notre travail; plus riche encore, en vertus,en concorde, en magnanimité. Transmettez à vos neveux cet héritage,agrandi par vous comme il le fut par nous-mêmes, et puissent d’âgeen âge, tous les peuples de la terre, éclairés par notre savoir, en-richis par notre industrie, améliorés par nos exemples, répéter pourla France , ce vœu qu’un grand homme mourant formait pour sa proprepatrie : Esto perpétuai Qu’elle soit immortelle!.....
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