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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. 3

Dans quelques pays, loin de subvenir aux frais de la voiepublique, les administrateurs des églises sefforcent de lencom-brer et de lenvahir. En parcourant lItalie et dautres contréesde lEurope , jai toujours été frappé de voir les monumentsreligieux que le voyageur admire pour leur grandeur et leurbelle architecture, obstrués de toutes parts, et dégradés par di-gnobles échoppes et des cahuttes adossées aux murs extérieurs.Ainsi, dans le seul motif dun lucre mesquin , sont déparés desédifices dont la majesté devrait exclure tout voisinage avec deshabitations profanes. Certes, les anciens respectaient davantageles édifices consacrés à leurs divinités. Ni les étaux de Rome ,ni les boutiques dAthènes , ni les tavernes de Memphis et deThèbes , nétaient bâtis sur les fondements mêmes des templesde Minerve et de Jupiter, dOsiris et dIsis. Enfin, dans laterre promise, la main qui chassa du Temple les vendeurs quiosaient en profaner le sanctuaire, népargna point, sans doute ,les détaillants du péristyle, et les étalagistes du portique.

En Angleterre, des officiers civils sont chargés de remplirces austères fonctions. Si la fabrique dune église , si le chapitredune cathédrale envahissaient une partie des rues et des placesadjacentes, pour y louer des masures quils auraient adosséesà ces édifices, les officiers municipaux ordonneraient dabattreces constructions scandaleuses , et condamneraient à lamendeles usurpateurs de la voie publique.

Lautorité municipale est chargée pareillement de veiller àce quau pied des monuments civils, tels que les palais du par-lement et du roi, ne sélèvent jamais de semblables masures.Chez nous il na pas fallu moins que les tempêtes de la révo-

pavé , pour la demi-largeur de la voie publique , autour de ces édifices et le long desterrains vagues lon na pas encore bâti. Cette taxe est payée par les chajntresou par les fabriques des cathédrales et des églises, par les administrateurs des hôpi-taux et des prisons, et par les propriétaires des terrains vagues , contigus a la voiepublique.