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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES. 17

Lorsqu’après un refus, les juges de paix, choisissent quelqueautre personne, pour remplir les fonctions d’inspecteur, |lspeuvent lui donner un salaire qu’on prélève sur les amendeset sur les contributions affectées au service des routes *. Siplus des deux tiers de l’assemblée paroissiale , s’accordent àchoisir un homme de l’art, et votent en sa faveur un traite-ment proportionné à ses fonctions, alors ; à la liste ordinairedes dix candidats gratuits, on ajoute le nom du candidat àsalarier. Si les juges de paix le préfèrent à ses concurrents,ils le proclament inspecteur, et lui donnent le traitement offert,par la paroisse. Jamais les juges ne peuvent allouer un salairequi dépasse l’offre des habitants \ parce que c’est un droitnaturel, inaliénable , qu’ ont les citoyens anglais , de n’ètreimposés que par eux-mêmes , ou parles représentants de toutela nation. II est d’une extrême importance que ce principe,essentiel à toute bonne administration communale, devienneen France une règle invariable, chaque fois qu’il s’agira defixer des dépenses locales et d’allouer quelques salaires pourdes services municipaux. Le même principe devrait s’étendrechez nous, avec non moins de rigueur, à la comptabilité desdépartements, des arrondissements et des communes.

Dans la Grande-Bretagne, les inspecteurs des routes se divi-sent , comme on voit, en deux classes bien distinctes. Les unsremplissent leurs fonctions gratuitement, les autres avec un sa-laire. Ces derniers sont des hommes plus versés dans la connais-sance des travaux qu’ils dirigent. Les paroisses ont droit d’exigerd’eux un service plus régulier. On les oblige à fournir, pour lessommes qui seront mises entre leurs mains, un cautionnementdont la validité soit reconnue par les juges de paix.

Les inspecteurs volontaires ont en leur faveur un sentiment

* Ce salaire ne doit jamais excéder le huitième d’un impôt, lequel, en total, ne peutpas aller au-delà du quarantième des revenus fonciers de la paroisse. .

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