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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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VOIES PUBLIQUES.

tialitë des enquêtes. Mais la publicité même des opérations dechaque comité, met un frein aux abus, et signale les fautesqui peuvent avoir été commises. Le temps, ce grand investi-gateur de la vérité, la découvre beaucoup plus tôt, quand cesmêmes erreurs sont obligées de produire au grand jour toutesleurs illusions. Le parlement britannique suit donc la voie laplus sûre et la plus rapide, pour arriver finalement aux me-sures les plus favorables au bien public.

Il nous reste encore à faire une observation générale sur lapart que l’autorité législative croit devoir prendre aux travauxdes routes. Le parlement veut connaître tout ce qui peut in-téresser l’économie, la sûreté, l’excellence, en un mot, descommunications publiques, envisagées dans leurs rapportsessentiels $ mais il veut que le pouvoir exécutif s’abstienne dediriger des travaux * qu’il suffit d’offrir au zèle , et de confierà l’intérêt bien entendu des citoyens. Ainsi le législateur confieaux paroisses l’entretien et la construction des routes parois-siales. Il concède aux associations bénévoles et locales des cura-

* On proposait aux membres du comité d’enquête de 1819, d’instituer une direc-tion générale des routes k barrières, poux’ en confier la surintendance et le patronageà quelque ministère. Ils repoussèrent une pareille suggestion, qu’ils regardèrentcomme trop déraisonnable et trop évidemment contraire au bien public. « Le comitépense, disent-ils dans leur rapport, que beaucoup de raisons importantes doiventdécider k laisser la direction complète des affaires des différentes curatèles , entre lesmains des C rea . auxquels la loi les a confiées jusqu’à ce jour. L’expérience, le caractère ,et l’intérêt de ces curateurs fournissent à la société les plus sûres cautions d’habileté,d’attention et d’économie. » Les fonctions des curateurs sont gratuites, ainsi que nousl’avons dit dans le chapitre précédent, et le comité de 1819 se garde bien de proposerqu'elles cessent cbêtre telles. Le comité voudrait seulement qu’en confiant aux soinsd’une seule curatèle, toutes les routes à barrières comprises dans un rayon de 16 ki-lomètres autour de Londres , on les rendît un modèle pour le reste du royaume , parl’emploi qu’on ferait sur ces routes, du meilleur système de construction, de réparations, et d’entretien. « Alors, ajoutent les C re *., l’esprit de perfectionnement, pro-pagé du centre à la circonférence, s’étendrait avec rapidité dans,toutes les partiesdu royaume, et répandrait ces nombreux avantages publics et privés, qu’un précédentcomité se promettait d’hbtenir sur un objet d’un aussi grand intérêt national. »

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