VOIES PUBLIQUES. ^3
ou le voit dans la PI. VI, fig. i. Ces chaînes et tous les autres ferrements ontété fabriqués dans le Pays de Galles, par l’usine où la C ie . Samuel Brownexécute les chaînons de ses câbles , avec un fer très-tenace et très-doux, telqu’il en faut pour les ponts suspendus.
Le diamètre du fer des chaînes est de cinq centimètres. Les chaînons secomposent de barres longues de 4 mi %5y ? et terminées par un oeil à chaquebout. ( Voyez PI. VI, fig. A, B , C. ) Deux courts chaînons plats sont ap-pliqués de côté et d’autre de deux barres contiguës, et des boulons bien rivéstraversent respectivement les deux chaînons ainsi que l’œil d’une barre.
On voit, fig. A , une suspensoire verticale s s; elle a 2 7 centimètres de dia-mètre 5 elle traverse une espèce de chapeau que le capitaine Brown appelle uneselle (sciddle piece). Les boulons sont des cylindres ayant pour base une ellipsedont les deux axes ont respectivement cinq et six centimètres.
La disposition des trois chaînes qui sont presque à l’aplomb l’une del’autre, est telle , que les suspensoires équidistantes sont attachées dans l’ordresuivant, à la chaîne : i°. supérieure \ 2 0 . intermédiaire -, 3°. inférieure. Leschaînes qui se correspondent, de droite et de gauche du pont, ont leurs jointsplacés de sorte que les suspensoires se correspondent de même exactement -,ainsi, dans un plan parallèle à la longueur dupont, tel que celui de la fig. 1 ,les suspensoires et les chaînes sont, quatre à quatre, représentées en projec-tion verticale par les mêmes lignes. Il suit de là que quatre barres servent àsuspendre chacune des poutres transversales du plancher *.
La disposition qui vient d’être décrite a de grands avantages. Lorsqu’onfait passer un ou plusieurs fardeaux sur le pont, le plancher, en vertu desa flexibilité , doit changer de forme , à mesure que les fardeaux avancent ;il doit s’abaisser plus ou moins sous chaque fardeau , et se relever dans lapartie intermédiaire , du côté de chaque culée. Ces légères ondulations s’opè-rent sans nuire à la solidité du système } parce que le seul changement defigure qu’ils font naître est d’altérer un peu les angles du polygone formé parles barres dont se compose chaque chaîne de suspension. Toutes les partiescèdent en raison de la force qui les sollicite , mais sans éprouver aucunedistorsion qui fasse rompre le système.
Le bout inférieur des suspensoires traverse une pièce longitudinale en fer,sur laquelle repose l’extrémité des poutres du plancher, et sous laquelle lasuspensoire est rivée par une très-forte clavette. Ces poutres ont 38 centi-mètres d’épaisseur verticale, sur 18 de largeur. Elles sont recouvertes demadriers jointifs ayant 3i centimètres de largeur sur 8 d’épaisseur, fig. F.
+ La distance longitudinale des barres consecutives appartenant aux diverses chaînes, est dejmèt. } 5 2 4. seulement ; celle des barres qui partent d’une même chaîne, est de 4 mèt, ,Sy.
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