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VOIES PUBLIQUES. 2 B 1
trois arches de chaînes suspendues , chaque arche ayant 63 mÈt -,y d’ouverture et4 ract ‘,2y de flèche. Ainsi le pont est tenu par quatre supports seulement. Unsur le rivage et trois sur des pilots , au milieu de la mer. Pour décrire avecordre ce travail, nous allons parler successivement des pilotis et de la culée ,des chaînes et du plancher.
Pilotis et culée. Le principal pilotis est celui qui se trouve à la tête de l’em-barcadère -, il est formé de six rangées de pilots * dirigées dans le sens de lalongueur des chaînes. Des liaisons obliques et transversales consolident lesystème de la partie émergée dont le sommet supporte une plate-forme enbois *,^cette plate-forme **est percée d’une écoutille d’où part un escalier quidescend presque au niveau des basses mers , et d’où l’on peut mettre le piedimmédiatement sur une planche horizontale , jetée des bateaux à vapeur oudes autres navires qui accostent l’embarcadère.
Les deux piles isolées qui se trouvent entre le rivage et l’embarcadère pro-*prement dit, sont composées de pilots plantés de manière à figurer un lozangerecouvert d’une plate-forme sur laquelle est placé le chevalet en fer qui porteles chaînes de suspension. Pour support commun de ces chaînes et de leursretenues, on a bâti sur le rivage un solide pilier en pierre , haut de six mètressur une base de i mèt *,83 en quarré. A partir du sommet de ce support, leschaînes de retenue , inclinées à 4 5 0 environ , s’enfoncent dans le sol, à troismètres de profondeur*, elles y sont fixées à des plaques de fer coulé , suivant lesystème expliqué pour le pont suspendu , jeté sur le Tweed , par le capitaineBrown.
Du côté de la plate-forme d’embarquement, chacune des chaînes de retenueest inclinée aussi d’à peu près /\5° ; elle est attachée à l’un des pilots qui por-tent l’embarcadère. Des élançons obliques sont dirigés de manière à résisteraux grandes tensions éprouvées par les chaînes.
Les fig. h et k représentent les chevalets de l’embarcadère posés sur lespilotis, afin de supporter la chaîne de suspension. Les chevalets sont vuslongitudinalement et transversalement : ils sont en fer, coulés à jour et à ner-vures , afin de réunir la légèreté à la solidité. Au haut de la fig. h , on voitl’attache de deux suspensoires obliques ***, lesquelles concourent à porterle plancher de l’embarcadère. Les fig. f et g montrent l’assemblage des barresqui composent ces suspensoires. Les montants dont la fig. h fait voir unemoitié , sont coulés d’un seul jet, et réunis par des boulous écroués à destraverses en lozange, représentées fig. h . On voit, à droite , au haut de la
* Il y a 46 pilots enfoncés d’environ i^^,5 dans le sol, qui est un argile tenace.
** Elle a i8 m «t*,3 de long sur i5 m ' >u ,2 de large.
*** Leur diamètre — a5 millimètres.
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3.6