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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS,arts utiles, et fait les grands travaux de communications in-térieures, indispensables à la prospérité du commerce. Nousverrons de même s’accroître la population et Fopuîence deParis , à mesure quen développant notre industrie, nous com-pléterons et nous rendrons meilleures les voies commercialesqui rattachent la capitale à tout le territoire de la France .

Londres est dans une position si favorable au négoce, dontelle-même retire tant d’avantages, qu’elle s’est agrandie avecune extrême rapidité, dans tous les temps où le trafic del’Angleterre a pu prendre un nouvel essor.

C’est un phénomène politique très-remarquable, que l’in-quiétude avec laquelle le gouvernement britannique a long-temps envisagé l’extension naturelle de la capitale. Au lieu dereconnaître dans ce résultat d’une richesse et d’une population,également croissantes, un signe certain de la prospérité com-merciale du royaume, il semblait regarder un pareil dévelop-pement comme la végétation de ces plantes parasites qui senourrissent en épuisant le tronc sur lequel elles pullulent *.

En 158o , la reine Elizabeth publie une proclamation pourempêcher que Londres ne prenne plus^d’étendue. D’après lesmêmes idées, en 1618, Jacques I er . s’oppose à l’accroissementde cette capitale. Cromwell , a cet égard, ne paraît pas pluséclairéj il renouvelle, en i656, des plaintes banales contreun progrès dont il aurait du s’applaudir. En iôj 4? Charles II par une ordonnance délivrée en conseil, prescrit de poursuivreles personnes qui bâtiraient ou qui même auraient déjà bâtisur de nouvelles fondations, dans les fauxhourgs et le voi-sinage de Londres . Tant, à cette époque, étaient encore im-parfaites les idées qu’on avait sur les droits de la propriété !

* Ou voit par les ordonnances de nos rois aux 17 e . et 18 e . siècles , que le gouver-nement français avait alors les mêmes préjugés. Il cherchait à prévenir par des mesui'esde police , l’accroissement de la capitale ; accroissement qu’il aurait du contempler avecun juste orgueil, eomme une preuve éclatante des prospérités du royaume-.