3 o FORCE COMMERCIALE.
équilibre, leur action ne produit aucun effet sur les vantaux courbes. D’oùil résulterait que les vantaux courbes ne seraient pas préférables aux vantauxdroits, pour résister à l’action de l’eau. Citons le texte même.
« Comme la poussée de l’eau qui tend à rompre , dans le milieu, des van-5 ) taux EdF, n’est point modifiée par eëllè qui agit parallèlement à la corde EF,»> de part et d’autre du point cl , puisqu’elles n’ont point d’opposition, il n’y a» pas plus d’avantage de faire les vantaux courbes que de les faire droits 5 il» arrive seulement, que tandis que la poussée parallèle à Id agit pour re-» dresser la courbure EdF, ses moitiés sont poussées selon des directions» perpendiculaires à do , pour les plier davantage, et rapprocher, s’il était» possible , leurs extrémités E et F du rhilieti o ; ce qui ne mérite pas d’en-» trer en ligne de compte , à cause de la grande différence qui est entre les» lignes do et oF, qui expriment l’une et l’autre poussée, p
Si les raisonnements de Bélidor étaient exacts , on pourrait aussi comparerune voûte cylindrique chargée par des poids, suivant une loi quelconque ,avec un toit à deux plans , circonscrits par l’intrados de cette voûte, et prou-ver que le toit est aussi fort que la voûte.
La seule manière de considérer la solidité d’un système de charpente oude maçonnerie, est de supposer que les forces qui tendent à déformer cesystème , le déforment, en effet, d’une quantité d’abord infiniment petite ,puis de plus en plus considérable. Voyons ce qu’une telle déformation peutproduire sur des vantaux, suivant qu’ils sont ou plans ou circulaires. En sedéformant, le vantail plan devient concave du côté du fluide qui le presse ,et l’action de ce fluide tend à déchirer le vantail, pour en écarter les partiesà droite et à gauche. C’est une nouvelle force qui s’ajoute aux premièrespressions , et qui devient de plus en plus grande , à mesure que la concavitédu vantail augmente.
Au contraire, lorsqu’un vantail convexe se déforme, il faut qu’il se refoulesur lui-même pour occuper un moindre espace ; ainsi les éléments dont il estcomposé, loin d’ètre sollicités à se disjoindre, sont pressés de plu» en plu$l’ün contre l’autre, ce qui ne fait qu’en augmenter la liaison. Il a d’ailleursl’avantage de rendre les filtrations moins faciles entré des joints ainsi resserrés.
Ajoutons que plus les vantaux convexes ont de courbure, plus ils désistenth la déformation. En effet , pour une même diminution de leur flèche, il fautque leur superficie soit réduite d’une quantité beaucoup plus grande. Com*parons , par exemple, avec un vantail extrêmement peu courbé , tel autrequi le soit deux fois , ou trois fois, ou quatre fois , ou cinq fois plus ; larésistance à la déformation croîtra dans le rapport de 1 à 4» à 9 , à 16, à a5 •,c’est-à-dire, dans le rapport des quarrés des flèches de courbure.