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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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V

CÔTES ET PORTS. 77

écroulé, M. Rennie, chargé de l’ériger de nouveau , conçut l’idée d’un genrede fondation à la fois simple et économique *.

Un des longs côtés du Vieux-Dock est bordé, dans presque toute son éten-due , par un hangar assez large, fait en bois , et d’une structure fort-ordinaire.

Il n’est pas entretenu avec ce soin qui donne, en Angleterre, à tous les tra-vaux du même genre , l’air neuf et frais qui en fait la plus grande beauté.

Derrière ce hangar, la C ie . du Vieux-Dock a bâti des magasins spaciefcxet réguliers. De petites grues en fer sont"fixées , de distance en distance , à lapartie supérieure de l’édifice 5 elles servent pour monter et pour descendreles fardeaux qu’on entre et ceux qu’on sort, par une large porte percée danschaque étage , à l’aplomb de chaque grue : comme au Dock des Indes occi-dentales. ( Voyez note *** , p. ) Les fardeaux arrivent au magasin , portéspar de petits chariots à quatre roues qui courent sur des routes en fer.

Sur les bords du Dock , on voit des grues en bois à grandes dimensions ,d’une structure simple et d’un bon service. J’en ai remarqué une de douzemètres de hauteur, sur six mètres d’élancement horizontal. Elle n’a pas defrein. Par une telle disposition, le machiniste de Hull, qui a construit cettegrue, pense que la crainte du danger oblige les ouvriers à porter sans cesseleur attention sur la manœuvre de la grue, et à n’en ralentir que par degrésle mouvement \ tandis qu’avec le frein , on supprime tout-à-coup la vitesseacquise par le fardeau 5 ce qui ne peut se faire sans que la machine éprouvedes efforts prodigieux qui en altèrent bientôt la solidité»

On voit encore, dans le Vieux-Dock, la machine à curer par le moyend’un chapelet à godets , la plus ancienne qu’on ait exécutée dans la Grande-Bretagne. Elle est établie sur un large ponton , et mise en mouvement pardes chevaux qui tournent dans un manège. Les pignons, les roues dentées ,les arbres , les supports, tout est en bois. C’est un monument curieux que

est traversée d’une forte cheville qui les dépasse pour entrer dans une cavité' du mur; là, elleest coudée en équerre, afin de s’ajuster dans un piton fixé à une pièce cle bois horizontale ,encastrée dans la maçonnerie. Il y a un petit espace vide au-dessus de la cheville à piton , afinqu’on puisse à volonté enlever et replacer les défenses, sans être obligé de rien démolir.

* Il a réuni les fondements des deux quais opposés , au moyen d’une voûte renversée , n’avantque i“èt.,66 de flèche. Cette voûte est composée de bandes transversales , ayant de large ,

éloignées l’une de l’autre de près du double , et raccordées , par des arceaux en demi-cercle,avec les murs verticaux. Ainsi c’est un fond a jour, qui forme voûte vers le pied de ces revête-ments , et les empêche de descendre dans le fond de l’avant-bassin. La maçonnerie de l’arcrenversé est composée d’une couche inférieure en pierres, et d’une couche supérieure en briques i-Indépendamment de ces moyens de sûreté, quatre rangs de pilots sont plantés sous les mursde revêtement ; la direction des pieux n’est pas verticale, elle est perpendiculaire au planincliné de la première assise. Quatre rangées de longrines servent de chapeaux à ces pilots, etsont elles-mêmes réunies par des pièces transversales équidistantes. (