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En face de-cette route, on voit un grand nombre de foursà chaux| adossés à la colline dont l’escarpement forme, im-médiatement au-dessus du pont de Sunderland , la rive gauchedu Wear. Us sont soutenus en avant, par un long et hautmur de revêtement, qui se compose d’une suite d’arcades dans
moyen des eaux du fleuve ; il est composé de trois parties longitudinales, séparées pardeux rangs de piliers. Les trois planchers du premier étage sont garnis chacun d’uneroute en fer, allant d’un bout à l’autre du magasin. Des écoutilles équidistantes sont,ouvertes entre les supports en fer de cette route. Les chariots, arrivant chargés de lamine , entrent donc au premier étage. Ils parviennent à des plateaux circulaires ettournants qui, respectivement, ont leur centre sur chacune des trois routes en fer.Les chariots font un quart de conversion surces plate aux circulaires ; puis, on les con-duit à la main sur les routes longitudinales de cet étage, jusqu’à l’aplomb d’une desécoutilles, pour faire tomber le charbon dans tel endroit du rez-de-chaussée qu’on ledésire. Chacune des trois parties longitudinales de ce rez-de-chaussée , contient unenouvelle route en fer, qui sort du magasin et descend jusqu’au Wear. Deux des troisroutes sortant du magasin , se réunissent en une, quj plus bas se réunit à la troisième £puis elles se divisent en deux, et se l’éunissent encore avant d’arriver à leur terme. Le»chariots chargés et conduits jusqu’au commencement de la descente, passent d’abordsur un pont de cent mètres d’ouverture, jeté sur un profond ravin -, ensuite ils tra-versent un rocher, dans une étendue de près de quarante mètres.
Dans toute cette partie, la route en fer est composée de plates-bandes simplementclouées sur des longrines en bois , ayant vingt mètres de longueur.
Le pont en charpente établi sur le ravin, est hardi et léger. C’est un système très-simple, de mâteraux plantés verticalement, avec des traverses et des soutiens obliquespour les consolider. La plate-forme du pont est composée dç pièces longitudinalesréunies par des bordages de navires démolis.
Quand un chariot descend, l’autre monte ; ils se rencontreraient à moitié chemin , s’iln’y avait qu’une route; mais il y en a deux en cet endroit : ainsi les deux chariots ,pour se croiser, suivent une route différente ; ensuite , chacun pi'end celle que l’autrevient de quitter.
L’intervalle entre les deux routes présente, de distance en distance, de gros rouleauxdont 1 axe, horizontal, est perpendiculaire à la direction de la voûte. Ils supportentla corde qui sert à retenir les chariots dans la descente , et à les tirer dans la montée.
Au bas de la route, les chariots arrivent sur une plate forme au-dessus de l'endroitoù se placent les navires qu’on veut charger de charbon. Au milieu de la voie de laroute en fer, il y a sur cette plate-forme trois ouvei’tures : ce sont les bouches d’autant,d entonnoirs en fer, inclinées d’à peu près {5°.
La partie inférieure de l’entonnoir est mobile autour d'.une charnière horizontale qui