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Holf-island . IV, Berwick, qui termine l’Angleterre du côtéde l’Ecosse .
Berwick , bâtie sur la rive gauche du Tweed , constitue àelle seule un comté, quoiqu’elle n’ait que 8,763 habitants. Laroute de Londres à Edinburgh , la plus rapprochée de la côte,traverse, sur un pont de quinze arches, le Tweed qui débou-che dans la mer, au midi de cette ville. C’est un large torrent,que les bâtiments de mer ne sauraient remonter, et qui neforme, à son embouchure, qu’un port très-incommode ; ons’est efforcé de le rendre moins imparfait, par le secours d’unmôle * exécuté sur les plans de J. Rennie.
Berwick est, à la fois, manufacturière et commerçante. Ellefabrique des tissus et des étoffes de toute espèce, avec le lin,la laine et le coton ; elle possède, dans le Tweed , une richepêcherie de saumons qui sont d’abord envoyés à Shields pourêtre curés et salés, puis transportés à Londres , sous le nom desaumons de Newcastle. Berwick fait aussi la pêche maritime ,ie cabotage et le trafic d’outre-mer.
Telle est la côte orientale de l’Angleterre : variée dans sesmoyens de commerce et de prospérité; recevant, avec les eauxdes plus grands bassins de ce royaume, toutes les productionsde ces bassins , destinées aux divers points de la côte et auxconsommations de l’Europe ; recevant de l’Irlande même etde la côte occidentale de l’Angleterre, la majeure partie desproductions destinées aux pays situés à l’est de la Grande-Bretagne.
* J’ai remarqué sur le môle , une lanterne en cuivre , éclairant du côté de l'entrée,au moyen de cinq feux dont les réflecteurs sont composés d’une infinité de petitesfacettes quadrangulaires, comme les miroirs ardents de BufFon.
On voit, en avant du port, un banc de sable à peu près dirigé de l est à l’ouest, etsur lequel est bâtie une tour Martello, pour, défendre l’entrée de ce port. Berwick estfortifiée à la moderne, Mais, comme toutes les places anglaises , elle est bien faible ducôté de la terre.