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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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io 4 FORCE COMMERCIALE,

bitaient les Lords de l’ancienne Écosse , sont à peine suffi-'santés pour l’aisance et les comforts de simples marchands.Cette opulence ne s’est pas concentrée dans quelques mains thé-saurisantes , aux dépens des médiocres fortunes \ le bien-êtres’est étendu jusqu’aux dernières classes de la société, et ce bien-être a produit un accroissement extraordinaire dans la popula-tion. En 1687 , Édinburgh ne comptait que 20,000 habitants ;elle en avait 1 12 , 235 , en 1821 : ainsi, leur nombre est devenu,presque sextuple , dans l’intervalle de cent quarante ans * J..,

* Nous ailons décrire succinctement la topographie et les monuments d’ÉdinburgU .Cette ville est bâtie sur trois collines qui s’étendent parallèlement, k côté l’une clel'autre. L’ancienne ville occupe la colline du centre, quFest la plus élevée. La nouvelleville occupe la colline du nord, qui est la moins haute des trois : enfin la troisièmecolline est à peu près couverte par les agrandissements très-récents de l’ancienne ville.Des deux vallées qui séparent les trois collines, celle du nord, entre la vieille et lanouvelle ville, est la plus large et la plus profonde; elle formait jadis le bassin d’unlac dont les eaux croupissantes nuisaient à la salubrité publique.

Il n’y a pas cinquante ans , Édinburgh, bornée à la vieille ville , ne présentait qvi’unamas de maisons obscures , malpropres, sans régularité , sans goût, et prodigieusementresserrées sur la crête longitudinale de la colline du centre : ces maisons avaient six àsept étages du côté de cette crête, et treize à quatorze du côté de la vallée.

Le château, qui se trouve au sommet escarpé de la même colline, est irrégulier etgothique : une étroite esplanade le sépai’e de la vieille ville : c’est dans cette forteressequ’on enferme une partie des prisonniers de guerre, qui ne sont pas détenus sur parole.

Le palais du parlement d’Écosse , assez voisin dn château, n’a de curieux que lagrande salle où s’assemblait la chambre des communes *.

A l’autre extrémité de la vieille ville , se trouve le palais des rois , ancien monastèreencore désigné sous le nom de Holy-rood-IIouse : maison de la Sainte-Croix. C est unmélange d’architecture grecque et de donjons à tourelles, trop disparate pour avoir dela grâce, trop peu gx-and pour avoir de la majesté.

L’édifice de la monnaie n’a de rernai’quable que son ancienneté et sa conserva-tion **. — Ari'êtons-nous un moment devant l’ancienne cathédi’ale : sous ses voûtes

* La charpente qui forme la voûte visible de cette salle, est à pendentifs re’unis , de distanceen distance, par des pièces de bois taille’es en arc concave. Ce système re’unit l’élégance à lasolidité'; on pourrait l’appliquer avec succès, en beaucoup de circonstances. Le même systèmeest employé' dans une église presbytérienne de la vieille ville.

** Conformément à l’Acte d’Union de l’Angleterre et de l’Ecosse , cet établissement est con-servé avec tous ses officiers , quoiqu’on n’y batte plus monnaie. La seule opération qui s’y fasse.encore, est de sonner régulièrement la cloche aux heures où l’oa travaillait au seizième siècle....