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CÔTES ET PORTS,ce qui m’a permis de le décrire, avec détails. J’ai pu rendrema description moins incomplète, par la communication queM. Stevenson, l’ingénieur de ce phare, a bien voulu me fairedés premières feuilles et des premières planches du bel ouvragequ’il a, depuis, publié sur cet édifice. Cette publication s’estfaite en partie aux frais de la Commission des phares du Nord ,institution qui mérite d’étre connue.
A l’époque de l’Union , le commerce' maritime de l’Ecosse était trop pauvre pour suffire aux dépenses d’érection et d’en-tretien des phares. Après la rébellion de 174^ , lorsqu’on sentittoute l’importance de bâter l'amélioration physique et la civi~lisation delà Haute-Écosse ainsi que des îles qui l’avoisinent,on voulut procurer aux navigateurs, ce puissant moyen desalut. La Convention des Bourgs Royaux, qui forme l’assem-blée provinciale de l’Êcosse , adopta d’abord cette idée, et fitconnaître ses vœux au parlement : ils furent exaucés. L’Açtede 1786 (26 e . Geo. III, ch. 101) institue la C ün . des pharesdu nord de la Grande-Bretagne, composée du Lord-avocat etdu Solliciteur-général de l’Ecosse , des Députés-Shériffs descomtés maritimes, et des principaux magistrats de plusieursBourgs Royaux *. Cette C on . fait prélever un droit de tonnagepour l’érection et le service des phares j droit qui sera ré-
peine. Dans les grandes marées, la partie visible à mer basse, est longue de j3o mè-tres , large de 70, et haute d’environ ; tout auprès on découvre un rescif moins
élevé. Ce banc de rochers a 3 kilomètres de longueur totale. On assure qu’afin d’éloi-gher les navigateurs, de cet immense écueil, dès le i4- e . siècle, les moines d’Arbroath firent suspendre une cloche ( bell ) sur ce rocher; ce qui le fit appeler Bell-Rock.
* Le service des C ,es . des phares, du nord est très-honorable. Leurs emplois sontgratuits, et leur administration se ressent d’un tel désintéressement : elle est beau-coup plus économique que celle de la maison de la Trinité, TrinUj-House , chargéedes mêmes fonctions, sur les côtes d’Angleterre. Cette dernière est une vieille insti-tution qui, comme telle , garde soigneusement tout ce qu’elle a de bon et de mauvais ;carie respect servile pour l’antiquité, consacre également ce qui mérite d’être conservéet ce qui mérite d’être changé. • r '
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