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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORTS,ce qui ma permis de le décrire, avec détails. Jai pu rendrema description moins incomplète, par la communication queM. Stevenson, lingénieur de ce phare, a bien voulu me fairedés premières feuilles et des premières planches du bel ouvragequil a, depuis, publié sur cet édifice. Cette publication sestfaite en partie aux frais de la Commission des phares du Nord ,institution qui mérite détre connue.

A lépoque de lUnion , le commerce' maritime de lEcosse était trop pauvre pour suffire aux dépenses dérection et den-tretien des phares. Après la rébellion de 174^ , lorsquon sentittoute limportance de bâter l'amélioration physique et la civi~lisation delà Haute-Écosse ainsi que des îles qui lavoisinent,on voulut procurer aux navigateurs, ce puissant moyen desalut. La Convention des Bourgs Royaux, qui forme lassem-blée provinciale de lÊcosse , adopta dabord cette idée, et fitconnaître ses vœux au parlement : ils furent exaucés. LAçtede 1786 (26 e . Geo. III, ch. 101) institue la C ün . des pharesdu nord de la Grande-Bretagne, composée du Lord-avocat etdu Solliciteur-général de lEcosse , des Députés-Shériffs descomtés maritimes, et des principaux magistrats de plusieursBourgs Royaux *. Cette C on . fait prélever un droit de tonnagepour lérection et le service des phares j droit qui sera ré-

peine. Dans les grandes marées, la partie visible à mer basse, est longue de j3o mè-tres , large de 70, et haute denviron ; tout auprès on découvre un rescif moins

élevé. Ce banc de rochers a 3 kilomètres de longueur totale. On assure quafin déloi-gher les navigateurs, de cet immense écueil, dès le i4- e . siècle, les moines dArbroath firent suspendre une cloche ( bell ) sur ce rocher; ce qui le fit appeler Bell-Rock.

* Le service des C ,es . des phares, du nord est très-honorable. Leurs emplois sontgratuits, et leur administration se ressent dun tel désintéressement : elle est beau-coup plus économique que celle de la maison de la Trinité, TrinUj-House , chargéedes mêmes fonctions, sur les côtes dAngleterre. Cette dernière est une vieille insti-tution qui, comme telle , garde soigneusement tout ce quelle a de bon et de mauvais ;carie respect servile pour lantiquité, consacre également ce qui mérite dêtre conservéet ce qui mérite dêtre changé. r '

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