CÔTES ET PORT S, 12 J
figuré par un châssis en fer coulé, contenant un vitrage en glaces polies, etrecouvert d’un dôme en cuivre , surmonté d’une grosse sphère dorée.
Dès le 2 février 1811 , la lumière du phare apparut : elle est puissante -, onla voit très-distinctement, de 6 et même de 7 lieues marines, lorsque l’at-mosphère est pure. Elle est alternativement rouge et blanche *.
* La lumière est donnée'par l’huile, avec des lampes d’Argand . LeS réflecteurs sont, commeà l’ordinaire, en cuivre argenté. Ils ont 6 décimètres-d’ouverture ; la distance du foyer ansommet du paraboloïde est de 11 j centimètres. La distance de ce sommet au plan de l’ouverture,c’est-à-dire , la profondeur du réflecteur est d’environ 3 décimètres. Les’mèches circulaires ont2 centimètres de diamètre.
Les réflecteurs sont appendus à un grand châssis de fer, qui présente quatre faces verticales.Surdeux faces opposées, sont ranges les réflècteurs qui renvoient, sans décomposition, la lumièreblanche. Ils sont au nombre de sept : six au sommet d’un hexagone, et le septième au centre decet Hexagone. Sur les deux autres faces du châssis, on a rangé cinq réflecteurs dont la lumièretraverse des verres rouges : quatre sont aux? sommets d’un quarré, le cinquième est au centre.
La distance du plan d’ouverture de ces derniers réflecteurs aux verras colorés, égale environ5 centimètres. Les verres sont un peu bombés eu avant de la lumière ■. sans doute afin qu’ils aientplus de force contre un choc extérieur accidentel. Pour' les tenir en place, on les enchâsse parleur bord, dans an limbe de cuivre formé de deux cerceaux plats , appliqués de côté et d’autredu verre , et vissés l’un avec l’autre. En deux points diamétralement opposés, deux verges decuivre sont soudées à ce limbe, dans une direction perpendiculaire à son plan, qui est vertical ;elles entrent dans deux douilles fixées sur de petits supports qui sont cloués contre la faceextérieure du réflecteur.
On fabrique à Londres ces vertes colorés : ils sont en crown-glàss commun , épais d’environ5 millimètres. Leur diamètre est égal à l’ouverture du réflecteur ; il devrait être égal au diamètrede la section faite par le plan du verre, dans le prolongement dû paraboloïde que représente le ré-flecteur. Par ce moyen, le limbe du verre coloré n’intercepterait aucune partie des rayons réfléchis"Le prix d’un verre garni de son limbe' en Cuivre , est de g liv. st. 14 sch.', à peu près a 5 o francs.
Du méchanisme qui fait mouvoir les lampes fixées au châssis tournant. Ce châssis est en fer,aussi léger qu’il peut l’être sans manquer de solidité. Il tourne sur un axe vertical placé à soncentre ; au moyen d’un engrenage à roues d’angles, qu’on engage et désengage à volonté. Parcequ’une de ces roues peut se déplacer en glissant le long de son axe.
Le châssis tournant, qui a quatre faces , fait en six minutes une révolution complète. Ainsi,de trois en trois minutes, une lumière blanche et une rouge arrivent à tous les points de Pho-rizon. D’abord on préférait une vitesse plus grande ; mais les alternatives de lumière blanche etrouge étaient trop fréquentes ,■ et les lumières différentes , trop peu dè temps visibles à la mer,pour que le navigateur eût le loisir de les bien apprécier.
Afin de renouveler l’air de la chambre, il y a des ventouses qui débouchent verticalement,des étages inférieurs dans cette chambre , contre les parois de la muraille.
Les tuyaux conducteurs de la fumée de chaque lampe, se rendent tous dans un plus grandtuyau qui sort par le sommet du châssis tournant, et porte cette fumée au-dessus de l’espaceque traversent les rayons de lumière réfléchie. Cette fumée se disperse sous la coupole qui couvrela chambre 5 et s’échappe enfin , par un tuyau vertical, au eentre de cette coupole. La fuméeconduite et dispersée de la sorte sert, pendant l’hyver, à tenir la température de la chambre desfeux assez élevée pour que l’huile des lampes ne se fige pas avant d’arriver aux mèches: objetque concourt à remplir le tuyau de cheminée des étages inférieurs, en traversant la chambre desfeux. Les encadrements des glaces formant l’enceinte vitrée de cette chambre, ainsi que la cou-pole , sont en cuivre : 00 a préféré ce métal, parce qu’il est moins oxidable que le fer.