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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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CÔTES ET PORT S, 12 J

figuré par un châssis en fer coulé, contenant un vitrage en glaces polies, etrecouvert dun dôme en cuivre , surmonté dune grosse sphère dorée.

Dès le 2 février 1811 , la lumière du phare apparut : elle est puissante -, onla voit très-distinctement, de 6 et même de 7 lieues marines, lorsque lat-mosphère est pure. Elle est alternativement rouge et blanche *.

* La lumière est donnée'par lhuile, avec des lampes dArgand . LeS réflecteurs sont, commeà lordinaire, en cuivre argenté. Ils ont 6 décimètres-douverture ; la distance du foyer ansommet du paraboloïde est de 11 j centimètres. La distance de ce sommet au plan de louverture,cest-à-dire , la profondeur du réflecteur est denviron 3 décimètres. Lesmèches circulaires ont2 centimètres de diamètre.

Les réflecteurs sont appendus à un grand châssis de fer, qui présente quatre faces verticales.Surdeux faces opposées, sont ranges les réflècteurs qui renvoient, sans décomposition, la lumièreblanche. Ils sont au nombre de sept : six au sommet dun hexagone, et le septième au centre decet Hexagone. Sur les deux autres faces du châssis, on a rangé cinq réflecteurs dont la lumièretraverse des verres rouges : quatre sont aux? sommets dun quarré, le cinquième est au centre.

La distance du plan douverture de ces derniers réflecteurs aux verras colorés, égale environ5 centimètres. Les verres sont un peu bombés eu avant de la lumière. sans doute afin quils aientplus de force contre un choc extérieur accidentel. Pour' les tenir en place, on les enchâsse parleur bord, dans an limbe de cuivre formé de deux cerceaux plats , appliqués de côté et dautredu verre , et vissés lun avec lautre. En deux points diamétralement opposés, deux verges decuivre sont soudées à ce limbe, dans une direction perpendiculaire à son plan, qui est vertical ;elles entrent dans deux douilles fixées sur de petits supports qui sont cloués contre la faceextérieure du réflecteur.

On fabrique à Londres ces vertes colorés : ils sont en crown-glàss commun , épais denviron5 millimètres. Leur diamètre est égal à louverture du réflecteur ; il devrait être égal au diamètrede la section faite par le plan du verre, dans le prolongement paraboloïde que représente le ré-flecteur. Par ce moyen, le limbe du verre coloré nintercepterait aucune partie des rayons réfléchis"Le prix dun verre garni de son limbe' en Cuivre , est de g liv. st. 14 sch.', à peu près a 5 o francs.

Du méchanisme qui fait mouvoir les lampes fixées au châssis tournant. Ce châssis est en fer,aussi léger quil peut lêtre sans manquer de solidité. Il tourne sur un axe vertical placé à soncentre ; au moyen dun engrenage à roues dangles, quon engage et désengage à volonté. Parcequune de ces roues peut se déplacer en glissant le long de son axe.

Le châssis tournant, qui a quatre faces , fait en six minutes une révolution complète. Ainsi,de trois en trois minutes, une lumière blanche et une rouge arrivent à tous les points de Pho-rizon. Dabord on préférait une vitesse plus grande ; mais les alternatives de lumière blanche etrouge étaient trop fréquentes , et les lumières différentes , trop peu temps visibles à la mer,pour que le navigateur eût le loisir de les bien apprécier.

Afin de renouveler lair de la chambre, il y a des ventouses qui débouchent verticalement,des étages inférieurs dans cette chambre , contre les parois de la muraille.

Les tuyaux conducteurs de la fumée de chaque lampe, se rendent tous dans un plus grandtuyau qui sort par le sommet du châssis tournant, et porte cette fumée au-dessus de lespaceque traversent les rayons de lumière réfléchie. Cette fumée se disperse sous la coupole qui couvrela chambre 5 et séchappe enfin , par un tuyau vertical, au eentre de cette coupole. La fuméeconduite et dispersée de la sorte sert, pendant lhyver, à tenir la température de la chambre desfeux assez élevée pour que lhuile des lampes ne se fige pas avant darriver aux mèches: objetque concourt à remplir le tuyau de cheminée des étages inférieurs, en traversant la chambre desfeux. Les encadrements des glaces formant lenceinte vitrée de cette chambre, ainsi que la cou-pole , sont en cuivre : 00 a préféré ce métal, parce quil est moins oxidable que le fer.