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3 (1826) Force commerciale de Grande-Bretagne / par Charles Dupin
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1^6 FORCE COMMERCIALE.

A l’époque où j’ai visité l’Écosse , en 1817 , nos ingénieursdes travaux maritimes et nos marins regardaient comme im-possible d’obtenir des feux colorés qui conservassent leur teinte ,d’une manière distincte, à de grandes distances. Je mis doncle plus grand soin dans l’observation des*lfeux du pbare deBell-Rock. J’eus pour remplir cet objet toutes les facilitésdésirables. Retenu pendant huit jours sur la côte d’Arbroath. ,sans que les vents contraires me permissent d’aborder à Bell-Rock , j’eus le loisir d’observer les feux du phare, à plusieursreprises, le soir, la nuit et le matin, par une obscurité com-plète et par un beau clair de lune. Dans aucun cas , on nepouvait confondre ces deux espèces de lumière *.

Comme un dernier moyen d’avertissement pour les marins ,lorsque le temps, trop nébuleux, empêche de découvrir lephare ou ses feux, deux grosses cloches pesant chacune envi-ron 600 kilogrammes, sont jour et nuit sonnées par le mécha-nismequi fait tourner les .réflecteurs**. Durant les brouillards.,

* La lumière blanche brille le plus long-temps; sou apparition dure près de dixsecondes. Sa clarté, d’abord faible , croît peu.à peu; resplendit, un moment, du plulvif éclat; puis décroît avec la même régularité. On reste quelques instants sans aperce-voir aucune clarté.. En suite la lumière rouge commence à poindre , elle s’accroît, brilesd’un vif éclat, décroît, et fait place à l’obscurité,, que la ,lumîère blanche dissipe denouveau. L’apparition de la lumière rouge est d’une durée beaucoup moins longue quecelle de la lumière blanche ; ce phénomène singulier tient nécessairement Ji ce que lalumière blanche së diffraete plus que la .-lumière.rouge. J’ai remarqué que cette der-nière, à la distance de 20 kilomètres du phare., différait sensiblement de la couleurdes verres qui sont d’un rouge tirant sur l’orangé; la lumière aperçue de loin, estau contraire d’un rouge pur, ou même tirant un peu sur le violet. Il est probable quecette différence est due,à la couleur bleuâtre de l’atmosphère traversée par cette lu-mière. Le clair de lune ne change rien à l’apparence des deux lumières, et presquerien à leur intensité. Au crépuscule, le blanc m’a paru moins pur et le rouge moinséclatant : cette dégradation est devenue d’autant plus sensible que le jour acquérait

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plus de clarté.

** L T n axe horizontal, tournant par l’effet du même moteur que le châssis des feux ,perte une came avec laquelle il soulève alternativement un mai’teau qui retombe enfrappant sur une cloche plaçée au sud , et un marteau qui retombe en frappant sur