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presque complètement obstruée par un barrage naturel qui nepermet qu’à de simples bateaux d’y pénétrer. Un tel obstaclea fait passer peu à peu les habitants, de l’ancienne à la nou-velle cité, sur les bords de la Dée. Ce fleuve a formé, par sesalluvions , une île assez basse, qu’il contourne en demi-cercledu côté de la ville, et qu’il longelîh ligne droite de l’autre côté.Les deux bras se réunissent ensuite, à peu de distance de la mer.
11 n’y a pas plus de trente années, on voyait, en avant de l’embouchure dela Dée , un barrage si considérable , que les moindres bâtiments ne le franchis-saient qu’avec difficulté $ mais l’arta triomphé de cet obstacle. Aujourd’hui ,des navires de quatre cents tonneaux peuvent entrer dans le port d’Aberdeen .M. Telford a prolongé d’environ 3oo mètres , sur la rive gauche de la Dée ,un môle dirigé du S. S. O. au N. N. E. , et construit originairement parSmeaton . Sa largeur est de 5 mèt, ,5 au sommet ; sa longueur est de 45o mètres.Il est formé de blocs de granit taillés avec soin *. Un phare, érigé sur ce môle,indique l’entrée du port. De l’autre côté de la Dée,. on a fait unbreakwater oubrise-lame, à pente fort-douce et présentant, contre les flots de la mer, uncontour en arc de cercle horizontal et convexe. Malgré ces vastes travaux, lacôte avoisinante est si exposée aux vagues de la mer du nord , et le eourant dela Dée qui incline vers le sud , fait dériver tel pointlles navires, qu’il leurest encore difficile d’entrer dans le port, et de n’être point jçtés à la côte ,quand les vents ne sont pas favorables.
Partops du môle , et remontons la Dée sur la rive demi-circulaire , queFart a revêtue , dans une grande partie de sa longueur, par un beau quai éiïpierre. Nous.trouvons d’abord, le long du quai, des établissements considé-rables , où l’on prépare l’huile-de baleine **. En arrière de ces établissements.,commencent les dunes qtii dominent la plage entre les deux Aberdeen .
Deux' Docks où bassins , creusés en avant des fabriques d’huile de baleine ,
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* Les seuls-Eçossais savent tailler le granit avec précision et rapidité. .
** Pour voiturer l'huile de baleine, qu’on met dans d’énormes tonneaux, on emploie desIriqueballes qui portent au-dessous dé leur essieu , un système de roués dentées, lequel faitmouvôir'âVeé une même vitesse deux cylindres d’égal diamètre , et?parallèles à l’essieu. Sur cescylindres sont enr6u}jés.,r.en sens contraires, les deux bouts d 7 une longue chaîne qu’on peut, par
conséquent, Rendre pu détendre. Il y: a,pour chaque extrémité des cylindres, une Ghaîne passe'e
'jüàtju’â ce que la bouclé (Jue forme chacune d’elles porte à terré. Un les engagele'tonneau ; jiuis'V avec la 'manivelle qui fait mouvoir à volonté lés engrenages , on tend les deuxchaînes , lesquelles alors soulèvent le tonneau qu’on transporte ensuite au lieu de sa destination.