CÔTES ET PORTS. i 33
sont uniquement destinés aux forts navires qu’on emploie pour la pêche deseétacées. En amont de ces bassins , on voit le long du quai beaucoup de bâti-ments au mouillage : le plus grand nombre apporte du charbon et remportedu granit ; presque tous échouent à mer basse.
On avait, il y a peu d’années , formé de vastes projets relatifs à l’améliora-tion du port. Pour éviter cet échouage des navires , qui nuit beaucoup à leurdurée , et pour les enfermer dans un lieu qui fût à l’abri du vol, on voulaitcreuser un bassin spacieux , dans l’ile demi-circulaire située en avant duquai. Mais les dépenses du môle et de ce quai absorbèrent les fonds dont onpouvait disposer, et l’éntreprise fut indéfiniment ajournée.
A peu près au milieu de la longueur du quai, l’on trouve un bassin qui necommunique pas avec la Dée il se lie avec, une chaîne d’écluses, lesquellesforment lë commencement du canal d’Inverurie *. Il passe en arrière des
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dunes , à l’est de la nouvelle Aberdeen et à l’ouest de l’ancienne. Le long dece canal, à partir du voisinage du bassin jusqu’à une assez grande distance , onremarque tineîoùtè en fer. Il y a, près de èe bassin , des atëliers où l’on broiela chaux sous des meules. Vers cet endroit on débarque du canal , les pavés , lesdalles, les blocsde granit, qu’on destine pour F Angleterre-, et qu’on> embarquesur les navires qui sont à quai .tout auprès. Le seul comté d’Aberdeen fournitannuellement 12,000 tonneaux de granit y pour le sud de la Grande-Bretagne.
Entre les établissements où l’on fabrique l’huile de baleine , et le bassin ducanal d’Inverurie , se trouve un grand nombre de chantiers de constructionétablis à côté les uns des autres , etrs’étendant, jusqu’au bord du quai **.
Il y a dans le port d’Aberdeen une belle machine flottante pour enleverla vase et le galet, au moyen d’un chapelet mû par l’action de la vapeur. Enun jour, elle peut extraire jusqu’à 3 oo tonneaux de vase j elle en extrait leplus ordinairement'de j 5 © à 200 , dans ce laps de temps
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* Les écluses du canal d’Inverurie n’ont pas trois mètres d’ouverture. Les bateaux employés
à cette navigation ont de deux’mctrés a deux mètres ‘et quart de largeur 5 leurs côtes sont fort-longs et rectilignesÇ' èxb’épfeé vers-les extrémités où -ils se courbent en tiers-point, pour formerla pouppe et la proue;. •.
** Dans ces chantiers , j’ai remarqué des navires de 180 à^aon tonneaux, dont la quille seuleétait orijie j tout le re^te était en mélèse d’Éçpsse. r- >r .
Une cbatpe,passde 0 dans les rouets d’un mouffle , est frappée au bas du châssis qui porte lechapelet, Cette chaîne fait un premier retour horizontal sur un montant* puis se dirige verslq poqt du : bateau, suivait une pente de 3o° , à partir de l’horizon. De là ¥ cette chaîne va s’en-rouler sur, le; petit,cylindre d ? un u treuil horizontal à manivelle en fer. Cette manœuvre, commeon voit, n’est pas. profite par l’action de la vapeur-.
Le câble sur lequel on se haie , pour conduire la machine au point précis où l’on veut tra-vailler,, n’est pas non plus manœuvré par .cette action de la vapeur..jjfne,manivelle fait,mouvoirun pignon, puis une grande roue dentée , plaquée à l’un des bouts d’un eylindre sur lequel le