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perdre à Napoléon une armée immense, etavaient délivré l’Autriche et la Prusse deson influence prédominante. Ces deux puis-sances, alliées à la Russie et à l’Angleterre,avaient le droit de demander et les movensde dicter un traité qui préservât la Prussede retomber dans un état qui peut se com-parer à celui des Ilotes de Sparte, ou desGabaonites de la Palestine, et qui délivrâtl’Autriche d’une dépendance moins directe,mais dont la continuation l’avait dépouilléede plusieurs provinces, et exposait toute laligne de ses frontières à un retour d’alar-mes et de souffrances dans toutes les guer-res que l’ambition trop connue de l’empe-reur français pourrait allumer en Allemagne .Cependant les conditions que proposaitmême alors le prince de Metternich ne'tendaient qu’à soustraire l’Allemagne à l’in-fluence de la France , et à obtenir la resti-tution des provinces illyriennes. Le destinde la Hollande et celui de l’Espagne étaientdifférés jusqu’à une paix générale dans la-quelle l’Angleterre serait partie contrac-tante. Mais, quoiqu’il pût regarder la Po logne et l’illyrie comme perdues, et la lignede l’Elbe et de l’Oder comme impossible à