VIE DE XA.POLEOX EUON APARTE.
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l’orgueil parce que j’ai du courage, et quela France me doit sa grandeur. Oui, votreadresse est indigne du corps législatif et demoi. Retournez chez vous; je fera insérervotre adresse dans le Moniteur, et j’y join-drai des notes. Quand même j’aurais eu destorts, vous n’auriez pas dû me les repro-cher avec cette publicité. On ne lave passon linge sale en public; pour en finir, laFrance a plus besoin de moi que je n’aibesoin de la France . »
Après cette philippique, que nous îva-vons que légèrement resserrée, il congédiabrusquement les membres du corps légis-latif. Ce discours fait ressortir à un degréremarquable la véhémence naturelle du ca-ractère de Napoléon ; sa manière d’envisa-ger la constitution comme un drame danslequel il remplissait tous les rôles, depuis. celui du prince jusqu’à celui du peuple;sa confiance dans son génie extraordinaire,qu’il mettait hardiment dans la balancecontre toute la France , et le mauvais goûtde quelques-unes de ses expressions. Laprorogation du corps législatif, seule bran-che, nous le répétons, de la constitution,impériale qui eût la moindre prétention à