CHAPITRE III.
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poléon demandait toute la ligne du Rhin ,une grande partie de celle du Waal, la for-teresse de Nimègue , qui aurait rendu pu-rement nominale l’indépendance de la Hol-lande, l’Italie et même Venise pour EugèneBeauharnais , quoique cet article importantfût en contradiction directe avec la base dutraité, etqu’il fût particulièrement offensantet injurieux pour l’Autriche , que Buona-parte avait un si grand intérêt à se conci-lier. La possession de l’Italie entraînait na-turellement celle de la Suisse , directementou indirectement; de sorte que, dans lesguerres à venir, l’Autriche serait restéeouverte aux incursions des Français sur
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toute sa frontière , et tandis que victo-rieuse elle concluait un traité dans le cœurmême de la France , elle se serait trouvéedans une situation plus fâcheuse que parcelui que Napoléon lui - même lui avaitdicté à Campo-Formio. Il y avait en outredes stipulations d’indemnité pour Jérôme,fantôme de roi de Westphalie ; pour Louis,pour le grand-duc de Berg, et pour Eugène,en compensation de ses droits prétendussur le grand-duché de Francfort. Commes’il eût voulu montrer que rien de ce qu’il