34 VIE DE NAPOLÉON BUONAPARTE .
tout-à-fait ce qu’il avait été précédemment ;cependant, en prolongeant son séjour à laMalmaison, il pouvait céder à un motifplus honorable que cet te simple répugnancequ’éprouve la nature humaine à se sou-mettre même à un malheur inévitable r . »
Les troupes anglaises et prussiennes ap-prochaient alors rapidement de Paris . Cha-cune des villes sur lesquelles on avaitcompté pour retarder leur marche, ouvraitaussitôt ses portes à leur arrivée. Au mo-ment où la capitale allait se voir entouréede nouveau d’armées ennemies, un senti-ment honorable, joint à des considérationspolitiques, pouvait faire espérer à Napoléon que les représentans seraient disposés àlaisser de côté toute animosité personnelle,pour se servir de ses talens extraordinaireset de son influence sur l’esprit des troupeset des fédérés, qui seuls pouvaient défen-dre Paris , et qu’ils lui permettraient dereprendre de nouveau l’épée pour protégerla capitale. Il offrit de commander l’arméepour son fils en qualité de général en chef,ou de coopérer à la défense comme simple
1 Lettres écrites par un Anglais résidant à Paris , etc. ;tome II.