HISTOIRE
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fermées, toutes les lumières éteintes. On n’entend pas le bruit d'un homme ;les chiens dont cette ville immense est remplie, répondent seuls, par de longshurlements, au tambour des Français .
Le 25 juillet, le général en chef fait son entrée au Caire au milieu de la
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foule du peuple accouru pour contempler les vainqueurs des Mamelucks . Sonpremier soin , après avoir donné le commandement de la place au généralDupuy, est d’organiser définitivement le divan provisoire institué par les habi-tants , et de régler l’administration des pays que nous allons occuper. Kléberréside à Alexandrie . Desaix reçoit l’ordre de construire un camp retranchéà quatre lieues de cette ville, afin de maintenir toute la contrée. On prendposition au vieux Caire et à Boulaq ; un corps d’observation se porte sur ElKhankah pour surveiller Ibrahim. Ce corps forme bientôt l’avant-garde del’armée, qui se met en mouvement pour chasser ce bey de l’Egypte. Bonaparte la commande ; il rencontre en avant de Belbeis les débris de la caravane despèlerins de la Mecque , dont la plus forte partie est emmenée par Ibrahim ; ildélivre les marchands des Arabes qu’ils ont pris pour escorte, et qui les pillent ;il les fait ensuite accompagner jusqu’au Caire par des Français . Ibrahim avait fuisur Salahiel ; il sortait de cette ville au moment de notre arrivée ; on voyait dé-filer avec ses trésors et ses femmes une grande quantité de bagage. Environ milleMamelucks composaient son arrière-garde. Des détachements de cavalerie