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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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IIISTOlItK

cuinrre ou mourir , poussé par Desaix au moment de marcher avec ses bataillonssur les batteries ennemies qui menaçaient de les anéantir jusqu'au dernier.

(jette affaire nous rendit maîtres de la province du b'ayoum. l ue autre victoire,remportée à Samanhouth, et la résolution de n'accorder aucun relâche à l'infa-tigable Mourad, menèrent Desaix jusqu'à l ile de Pliilé, ancienne limite despossessions du peuple-roi.

Cependant Mourad, forcé de se jeter dans l’affreux pays de Bribc, au-dessusdes cataractes, nous laissait encore des ennemis derrière lui. Il fallut combattreune partie des Mamelucksqui ne l’avaient pas suivi, et son lieutenant Osman-bey-liassan, à Luzor, près des ruines de Thèbes . Kéné, Aboumanah, Siout,nous virent aux mains avec les Arabes soulevés par ce même llassan, fier dudésastre de notre flottille incendiée ou prise à Benhouth, et de l'arrivée duchérif de la Mecque avec de nombreux renforts. Il n’existe pas un autreexemple d’une action comme celle de Benhouth , où une faible colonnede mille hommes, aux ordres du général Belliard, vengea notre malheur, ettriompha de dix mille inahométans échauffés par l’ivresse d'un succès récent etpar le fanatisme le plus exalté. Les Mamelucks et les Arabes furent égalementdéfaits : les premiers recoururent à la fuite ; les seconds, retranchés dans unbâtiment au rentre du village, que nous avions été réduits il livrer aux flammes,