XXI.
prîtï--^
•r s '3^-
l§OI -l§OI.
Kxppililion rlc Snint-Doniinguo.
eux mois après la signature des préli-minaires du traité d’Amiens , le parle-ment anglais apprit avec inquiétudequ’une flotte immense, française et es-pagnole, portant des troupes expédition-■’ naires et destinées pour les Indes Occi-gflÇ dentales, se préparait à appareiller duBBgBjg port de Brest. Cette nouvelle imprévuejeta une grande agitation en Angleterre,et donna lieu à de vifs débats dans lesdeux chambres. On y soutint que letemps intermédiaire entre les prélimi-naires et la paix était généralement re-connu comme un intervalle de sécuritépendant lequel on devait réciproque-ment s’abstenir de toute démonstration extérieure; et Ion assimilait à uneespèce de sacrilège politique, la mystérieuse entreprise qui lançait tout à couphors des ports de la domination française des forces combinées aussi considé-rables. L'Angleterre demanda des explications au gouvernement consulaire.