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laient journellement les deux empereurs, les souverains de l’Allemagne , leursministres, leurs courtisans. La tragédie d 'OEdipe donna lieu à une scène àjamais mémorable. Au moment où Philoelète, en parlant d’IIercule, prononcece vers :
l.'amitir d'un grand humilie est un bicuTail des I)ieu\ ;
Je l'éprouve lotis les jours , dit Alexandre en serrant fortement la main de Napo-léon . Ces mots, entendus de tous les assistants, retentirent bientôt dans toutel'Europe.
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On n’était qu’à cinq lieues de Weyinar. Les deux empereurs, accompagnésdes rois de Bavière, de Saxe , de Wurtemberg et de tous les princes de la con-fédération, se rendirent dans cette résidence, où le duc les avait invités à unefête magnifique : il y eut une chasse au cerf, ensuite un banquet, et le soir,spèctacle sur le théâtre de la cour, où fut représentée la Mort de César. Un balbrillant termina cette journée. Le lendemain, Napoléon alla visiter le champ debataille d’Iéna ; il y trouva un temple à la Victoire, élevé au centre du pla-teau sur lequel il avait bivaqué deux ans auparavant. C’était le terrain même où