DE NAPOLÉON.
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« de Thann, d’Abensberg, d’Eckmühl, el dans les combats de Landshut et« de Ratisbonne ... L’ennemi, enivré par un cabinet parjure, paraissait ne plus« conserver un souvenir de vous : vous lui avez apparu plus terribles que ja-« mais. Naguère il a traversé l’Inn et envahi le territoire de nos alliés; naguère« il se promettait de porter la guerre dans le sein de notre patrie : aujourd’hui,« défait , épouvanté, il fuit en désordre. Déjà mon avant-garde a passé l’Inn ;« avant un mois nous serons à Vienne. »
Napoléon tient parole à son armée. De Mühldorf où est le quartier-général,il envoie le général de Wrède châtier l’ennemi à Lauffen et à Saltzbourg. Lescorps de Lannes et de Bessières se joignent à Berghausen , dont les Autrichiensont brûlé le pont. Le 30, toute l’armée a passé la Saltza. Le 2 niai, Napoléon arrive à Ried et à Lambach ; les ducs d’Istrie et de Montebello sont à Wels . Lelendemain, le duc d’Istrie et le général Oudinot font leur jonction avec le ducde Rivoli, qui, le môme jour, est entré à Lintz. Le général autrichien Hiller,dans la crainte d’étre tourné par le duc de Montebello, s’est porté sur la for-midable position d’Ebersberg avec neuf mille hommes pour y passer le Traun.Ebersberg , qui domine le Traun, défendu ainsi que le château par unearmée aussi forte que celle d’Hiller, verrait échouer les efforts de tout autregénéral que l’audacieux Masséna. Le maréchal, qui suivait sa cavalerie légèreavec la division Claparède, se trouva arrêté par un feu bien nourri, en avant dupont de la Traun. A la tête des tirailleurs, le général Cohorn débusque lesquatre bataillons qui occupent les maisons et les jardins. Si le pont est brûlé,Ebersberg demeure inattaquable. Cohorn se précipite en avant, poursuit l’en-nemi l’épée dans les reins, sur le pont de la Traun, long de deux cents toises;et, malgré le feu terrible des batteries ennemies, enfonce la porte de la ville :là commence un furieux combat, où sa brigade est obligée de croiser la baïon-nette contre la foule d'ennemis qui l’entoure. Le maréchal envoie à son se-cours les deux autres brigades de la division Claparède, et les soutient par vingtpièces de gros calibre, en attendant que la division Legrand, à qui il expédieordre sur ordre, se mette en ligne. Cependant Cohorn chassait tout devant luiet marchait au château. Le général Hiller, voyant qu’il n’a alfaire qu’à une di-vision, fait avancer des renforts et parvient à la rejeter au bas de la place. Ladivision prend poste à son tour dans les maisons et y résiste aux efforts de l’en-nemi. Cette lutte mémorable de sept mille hommes contre trente-cinq milledurait depuis trois heures. Enfin, Legrand paraît : il emporte la partie bassede la ville. Claparède s’empare du château qui foudroyait nos troupes; la porteen est brisée par ses sapeurs. Maîtresses des hauteurs, les deux divisions fran-çaises renversent la première ligne ennemie sur la seconde, où s’engage unautre combat contre quatre nouvelles colonnes autrichiennes qui se précipitenlà la baïonnette. On se battit longtemps au milieu d’un affreux carnage, sur lescorps des blessés et des morts à demi dévorés par les flammes qui s’élançaienl
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