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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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fois, finil pur nous rester. Le soir, le général Bellegarde écrivit au maréchalque le prince de Lichtenstein se rendait auprès de l’empereur Napoléon pourdemander une suspension d'armes. Tandis que Marmont se battait à Tesswilz,Masséna s'emparait de vive force de Guntersdorf , et l’Lmpercur se dirigeaitsur Znaïm ; il arriva devant cette ville comme Masséna était déjà engagé. Il milbientôt en mouvement le corps de Marmont; il pressa la marche de Davoust etd'Oudinot, afin de réunir autour de lui, avant l’arrivée du prince de Lichten-stein, les moyens de recevoir avec plus d’avantage la demande dont le négo-ciateur autrichien était chargé. On se battait dans les faubourgs de Znaïm .quand, à sept heures du soir, au moment où Masséna ordonnait l’attaque de laville et où l’action était le plus acharnée , arriva la nouvelle de la conclusiond’un armistice : les officiers des deux armées envoyés pour la faire connaîtreaux combattants n’y parvinrent qu’au péril de leur vie, et revinrent blessésrendre compte de leur mission. L’armistice était d’un mois, avec quinze joursd’avertissement ; il livrait à l'armée française plus du tiers du territoire autri-chien , et huit millions d’habitants. L’empereur François ne reconnut celleIrèvc que le 18 juillet. 11 désavoua d’abord son frère, qui avait si vaillammentcombattu pour défendre la monarchie, qui la sauvait par la convention deZnaïm et lui conservait sa dernière armée.

L’Autriche avait un motif puissant pour temporiser, en contenant l’armée fran-çaise par les lenteurs d’une négociation. Pendant ce temps l’Angleterre étaitpartout : à Walcheren, sur les côtes de Hollande ; à Cuxhaven , sur les rives duWéser; elle inquiétait aussi celles de l’Elbe et les côtes de la Baltique ; une de sesarmées marchait sur Madrid. L’escadre anglo-sicilienne stationnait devant Naples .Les vaisseaux de la Grande-Bretagne avaient bombardé Gallipoii cl tenaient laCalabre en échec. L’escadre de l'amiral Collingwood avait quitté les parages deToulon , et menaçait les îles Ioniennes, qu’elle devait occuper. Mais le principalobjet des attaques de l’Angleterre était l’Escaut, vers lequel elle dirigeait unegrande expédition composée de soixante-quatorze bâtiments de guerre. CelleHotte portait cent mille hommes, parmi lesquels on comptait quarante-cinqmille soldats de débarquement. Lord Chatam , ministre et grand-maîlre del’artillerie, dont le nom seul était une hostilité héréditaire contre la France ,commandait l’armée ; sir Richard Strachan commandait la flotte. Ce n’étaitpas la faute de l’Autriche si l'Angleterre, en intervenant par une démons-tration aussi formidable, ne la déployait pas en temps utile. Son ambas-sadeur Stahremberg avait inutilement pressé à Londres , dans le mois de mai,le concours de ces forces imposantes, qui appareillèrent le 29 juillet seule-ment, huit jours après que la nouvelle de l’armistice de Znaïm , conclu le 13.fut connue du gouvernement anglais . L’expédition de l’Escaut était doncréduite à n’êlrc qu’un désaveu donné à la négociation autrichienne, et l’An-gleterre courait gratuitement le risque d’une lutte sans alliés.'Mais elle mit