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Histoire de Napoléon / par de Norvins ; vignettes par Raffet
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I) K N A l'UI, E 0 N.

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la garde el celle île Latour-Maubourg, repousse l’ennemi sur la roule deWilsdrulï. Bientôt la victoire, que Schwartzcmberg croyait certaine, se changeen une défaite sanglante, et les Français ont repris toutes leurs positions.Cinq généraux de la garde ont été blessés. Nous avons perdu trois millehommes, l'ennemi six mille, dont deux mille prisonniers. On consacre la nuit,de part et d’autre, aux dispositions de la bataille du lendemain. Les corps deVictor et de Marmont, et trois divisions de cavalerie commandées par Kellcr-mann, sont arrivés le soir, et ajoutent quarante mille hommes aux soixante millequi viennent de sauver Dresde. Aussi, dès la pointe du jour, Napoléon , sur deson succès, présente la bataille, et Schwartzcmberg l'accepte, plein de confiancedans la supériorité de ses forces. La pluie, qui toute la nuit est tombée par tor-rents, dure toujours ; elle rend inutiles les armes à feu de l'infanterie : la baïon-nette, le sabre et le canon décideront cette grande lutte. A sept heures la ca-nonnade commence de toutes parts. Notre aile droite fait des progrès rapides :le roi de Naples et le maréchal Victor attaquent avec furie le corps de (iiulav,le renversent, prennent ou détruisent cinq régiments et l’avant-garde de Ivle-nau ; la division de cavalerie de Metzko avec son général met bas les armes.Le centre des alliés est coupé de leur gauche, qui éprouve une défaite complète :dix mille prisonniers sont conduits à Dresde . Sur leur droite, le maréchalNey avait a (Ta ire aux Russes. Wiltgenslein, malgré la plus opiniâtre résistance,a été rejeté avec une perte considérable jusqu’àGrossdobritz ; au centre, Napo-léon faisait soutenir le feu avec une violence égale depuis le malin. Marmont etSaint-Cyr, adossés aux retranchements, repoussent les charges multipliées desPrussiens el des Autrichiens. Saint-Cyr a repris le grand parc, et a chassé Kleist de Slrelden. Les hauteurs de Rocknitz, où se tiennent les souverains alliés, sontcouvertes de masses énormes, qu'il est impossible d’attaquer autrement qu’avecl’artillerie. C’est celle de la garde qui est chargée de les disperser; et bientôton peut juger qu’elle y a porté de grands ravages, l'n désordre étrange agitetout à coup le groupe des souverains. Un boulet de la garde a emporté les deuxjambes au général Moreau, qui s’entretenait avec Alexandre. Ainsi furent ven-gés la France, l'armée et Napoléon . La conspiration de Moreau avait fait pro-scrire sa vie; sa mort a fait proscrire jusqu’à sa mémoire. La nuit est venue :Schwartzcmberg, voyant que les deux grandes communications sur la Bohème*sont occupées, l’une à Pirna par Vandainme, l’autre à Freyberg par le roi deNaples, ordonne la retraite en trois colonnes sur Tœplitz. Il laisse sous les mursde Dresde trente mille morts et douze mille prisonniers.

Après cette grande bataille, dont le résultat était en Bohème, les trophées nemanquèrent point dans la poursuite, comme après les journées de Lutzen elde Wurschcn. Plus de deux cents pièces ou caissons, mille fourgons, une foulede traînards, furent pris par le maréchal Marmont et par le roi de Naples, surla route de Freyberg. Le roi de Naples poursuivit Klenau sur Marienberg :

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