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daiiiuie ; ces ordres sont renouvelés leâ'Jà Dresde, et le 30, Morliera pour missionde soutenir Vandamme avec trois divisions de la jeune garde. Le 30, dans lajournée, Napoléon , instruit du désastre de Macdonald sur la Katzbacli, envoiecontre-ordre aux maréchaux et à Vandamme. Les maréchaux le reçoivent et ar-rêtent leur mouvement. Vandamme ne le reçoit point, et il continue le sien. Cejour même il est descendu sur Kulm avec dix bataillons; mais entre Kulm etTœplitz il se trouve arrêté par Ostermann à la tête de douze mille grenadiersrusses. Vandamme appelle vainement à lui tout ce qu'il a laissé du 1 er corps àNollendorf; son attaque est repoussée par Ostermann, qui semble résolu à dé-fendre Tœplitz comme le palladium de l’armée de Bohême. La ténacité d’Os-termann, au lieu d’éclairer Vandamme, lui prouve au contraire toute l’impor-tance de Tœplitz : il a d’ailleurs dix-huit mille hommes contre douze mille, etde plus, il se croit suivi d’un côté par Mortier avec la jeune garde, de l’autre,appuyé par Saint-Cyr et Marmont, et il prend position à Kulm, où il passe lanuit, malgré l’avis de ses généraux. Pendant la nuit, l’armée alliée, n’étant pluspoursuivie, avait afflué sur Tœplitz par toutes les routes. Au point du jour,le 31, Vandamme a la certitude que ce n’est plus le corps d’Ostermann seul,mais l’armée entière de Schwartzemberg qui est devant lui ; il a le temps en-core de se retirer sur Nollendorf , et même sur Peterswalde. D’ailleurs il ne peutdouter que les maréchaux ne soient à la suite de l’armée alliée, ils vont débou-cher sur lui au premier moment, et Napoléon lui-même marche après Mortieravec l’invincible garde. Vandamme se dévoue : il ne compte ni ses soldats, nises ennemis. Là, tout à coup débordé à droite par les Busses, à gauche par lesAutrichiens, assailli par dix mille hommes de cavalerie, il voit sa gauche forcéede se reployer sur Arhesau ; toutefois sa droite et son centre, appuyés surKulm , soutiennent le combat avec d’autant plus de vigueur, qu’une forte co-lonne débouche de Nollendorf : c’est Saint-Cyr ou Mortier; pendant plusieursheures les dix-huit mille braves de Vandamme reçoivent et repoussent le chocde soixante-dix mille Busses et Autrichiens. Mais enfin la colonne se découvre ,elle approche, et Vandamme a reconnu le corps de Kleist , en retraite devantSaint-Cyr . Il n’est plus possible de se maintenir à Kulm; il faut s’ouvrir uneroute sanglante; tous l’ont juré. Corbineau est à Heur tête : formés en colonneserrée, ils se précipitent à l’arme blanche sur les Prussiens, les culbutent, lestraversent, enlèvent toute leur artillerie et gravissent les hauteurs avec ce tro-phée qu'ils ramassent en fuyant. Dans cette affreuse bagarre, chargés avec fureurparles Busses elles Autrichiens, ils sont forcés d’abandonner les canons de Kleist .Vandamme, Haxo, Guyot, et sept mille hommes, tombent au pouvoir de l'en-nemi ; trois mille restent sur le champ de bataille. Corbineau parvient, avec lesgénéraux Dumonceau et Philippon, à ramener huit mille hommes, qui, à deuxlieues de là seulement, rejoignent les troupes de Saint-Cyr. Il arrive à Dresde ,et le sabre prussien dont il est encore armé apprend à Napoléon le désastre de