IIISTOUIE DE NAPOLÉON.
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nald a enlevé une batterie; à midi, le deuxième corps repoussait la sixièmeattaque. Napoléon juge le moment favorable pour forcer le centre ennemi par unmouvement décisif ; il fait avancer sa réserve. Le prince de Wurtemberg ne peutrésister; ses troupes sont culbutées et vivement poursuivies. Le centre ennemiallait être enfoncé, quand les grenadiers de ltajewski opposent à l'impétuositéfrançaise une barrière impénétrable,' et permettent au prince de Wurtembergde se rallier derrière leurs rangs. Le combat est aussi acharné sur les deux ailes :Macdonald et Lauriston ont repoussé Klenau ; Schwartzemberg envoie aussi saréserve appuyer son centre. Mais Napoléon , que fatigue une canonnade meur-trière sans résultat, lance la cavalerie par grandes masses. Kellermann débou-che parla droite de Wachau avec les Polonais et les dragons de la garde ; parla gauche s'élance le roi de Naples, avec la cavalerie de Latour-Maubourg; leduc deBellune revient à la charge sur les grenadiers de ltajewski elles colonnesdu prince de Wurtemberg. Kellermann, après avoir culbuté les cuirassiers rus-ses, se voit ramené sur les hauteurs de Wachau par la réserve autrichienne deNostitz. l)e son côté, le roi de Naples a dispersé la cavalerie qui couvrait Gossa,entamé les grenadiers russes, renversé le corps du prince de Wurtemberg, em-porté une batterie de vingt-six pièces; le duc de Bellune s’est rendu maître dela bergerie d'Auenheim ; mais, au moment d’achever la victoire, les généraux.Maison et Latour-Maubourg sont tombés blessés; et, surprise tout à coup, dansle désordre qui suit une charge à fond, par les Cosaques de la garde russe, notrecavalerie recule à son tour, en perdant vingt-quatre des bouches à feu dont ellevenait de s’emparer. Alors Napoléon met en mouvement les deuxième et cinquièmecorps de cavalerie; une artillerie formidable les soutient ; ils enfoncent le corpsde Gorzakof, et enlèvent le village central de Gossa. Mais la division prussiennede Pirsch les arrête et rentre dans le village; elle est appuyée sur deux régi-ments de la garde russe et par quatre-vingts bouches à feu. Telle fut la dernièreattaque que Napoléon dirigea à la journée de Wachau sur le centre des enne-mis. A la droite, le prince Poniatow ski venait de mériter le bâton de maréchalen défendantavecsuccès le passage delà Plciss contre les Autrichiens, malgré lasupériorité de leur nombre et la fureur de leurs efforts ; cependant, sur le soir,le général Meerweldt était parvenu à la traverser à un gué près de Dolitz. Notredroite se trouvait forcée ; la grande combinaison de Schwartzemberg pour per-cer la ligne qui couvrait notre camp et nos parcs, et prendre toutes nos posi-tions à dos, allait réussir, quand l’Empereur, que l’on croyait occupé tout entierdu mouvement sur Gossa, envoya le général Curial avec une division de lavieille garde. Dolitz fut repris, le corps de Meerweldt fut culbuté dans la ri-vière, et lui-même tomba entre nos mains.
Sur la rive gauche de l’Elster, le général Bertrand, chargé de la défense deLindenau , avait été vivement assailli par le général Giulay, et contraint, aprèssept heures de combat, à se retirer derrière la Luppe. Bertrand, ayant repris