UE NAPOLÉON.
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le général Mcerweldt, auquel il fait rendre son épée; et, après une longue con-férence, ce général est conduit aux avant-postes alliés. L'ancien négociateurdu traité de Campo-Formio pour l'Autriche, avec le vainqueur de l’Italie , dontla brillante étoile remplissait l’horizon, va devenir le négociateur de l’empereurNapoléon, dont la fortune touche au déclin. Napoléon envoie le comte de Mcer-weldt porter des offres conciliatrices à François II . « Ce n’est pas trop, lui« dit-il, de l’Autriche, de la France et même delà Prusse, pour arrêter sur la« Vistule le débordement d’un peuple à demi nomade, essentiellement conquê-te rant, et dont l’immense empire s’étend depuis nous jusqu’à la Chine . »
La journée du 17, pendant laquelle on attendit vainement une réponse deM. de Mcerweldt, ne fut pas une journée de repos pour nos soldats ; ils la pas-sèrent sous les armes, occupés à se préparer, et battus par une pluie conti-nuelle. L’Empereur, comme cédant à une espèce de pressentiment, se hâtad’envoyer les insignes de maréchal de l’empire au prince Poniatowski. Le 17au soir, le blocus de l’armée française est consommé : le corps de Collorcdoest entré en ligne, ainsi que celui de Beningsen ; l’un s’établit à Grœbern,l’autre à Naunhof; le prince royal de Suède remplit le dernier vide en occu-ltant Brctenfcld. Napoléon sent alors la nécessité de rétrécir encore sonordre de bataille, et, en se rapprochant de Leipsick, de se lier plus fortementavec sa gauche. A une heure du matin, il quille son bivouac, et fait exécuterun changement de front, la gauche en arrière, le village de Connewitz servantde pivot. Pendant ce mouvement, il va donner ses instructions, à Iteudnitz,au maréchal Ney ; de là il se porte à Lindenau , où il ordonne au général Ber-trand de marcher sur Lutzcn et de se rendre maître des défdés de la Saale àWeissenfels . A midi, ce général avait rempli celte mission importante. En re-venant, Napoléon visite les ponts de Lindenau , et à huit heures du matin on lerevoit sur la hauteur du Thomberg, où est la garde en réserve.
A la même heure s’ébranlent sur trois points différents les trois armées en-nemies. La grande armée de Bohême, sous Schwarlzcmberg, s’avançaitsur troisépaisses colonnes : celle de droite, commandée par Bcningsen, celle du centrepar Bardai de Tolly, cclledegauche par le prince de Hesse-IIombourg. Leprinceroyal de Suède avait quitté Brctenfeld, et manœuvrait pour tourner la droite dumaréchal Ney. Blücher , sur la rive droite de la Partha, se disposait à franchircette rivière. Le prince de Hesse-IIombourgcommença l’action : après une attaquevive et opiniâtre, il emporta les villages de Dolitz et de Dœscn, reçut une bles-sure, et fut remplacé par le général Bianchi. Le centre ennemi s’empara aussi dela bergerie deMeysdorf, et de la tuilerie en avant dcWachau. Ladroite traversasur trois colonnes le ruisseau de Licbertwolkwitz. A dix heures, les deux arméesétaient en présence, et la canonnade s'engagea sur tous les points. Les détache-ments français , postés en avant pour arrêter la marche des alliés, étaient rejetéssur le gros de l’armée. Macdonald, menacé d’être pris à revers sur sa gauche par
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