DK NAPOLÉON.
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travaux des assiégeants, dont cette terrible clarté dirige les attaques. Un seulpont reste encore à Napoléon pour se soustraire, lui et ses soldats, à une perteinévitable : il ordonne d’en jeter un second, et le 21 au malin nous évacuonsArcis. Cependant le combat ne se ralentit pas, et notre brillante retraite devantdes masses si supérieures devient un beau fait d’armes à ajouter à tant d’au-tres. L’ennemi pourrait anéantir l’armée française; mais il craint encore, tantelle est menaçante môme en reculant. Napoléon se replie dans le plus grandordre sur Yitry-le-Français. Les routes de la capitale appartiennent à l’en-nemi !
Napoléon passe à Sommepuis la nuit du 21 au 22 ; le 23, son quartier-géné-ral est à Saint-Dizier , où le rejoint le duc de Yicence, à neuf heures du soir.Ce ministre écrit à M. de Metternich, sous la dictée de Napoléon : « Arrivé cette« nuit seulement près de l’Empereur, Sa Majesté m’a sur-le-champ donné ses« derniers ordres pour la conclusion de la paix ; elle m’a remis en môme temps« tous les pouvoirs nécessaires pour la négocier et la signer. »
Napoléon trouva à Doulevcnt un avis secret de l’honorable comte Lavalette,directeur-général des postes ; cet avis portait : « Il n'tj a pas un moment àperdre si on veut sauver la capitale. » Napoléon savait bien que politiquementParis c’était la France ; mais, entouré par la grande armée alliée, commentpouvait-il se faire jour afin de la prévenir à Paris ? Le 2G, une forte canonnadele rappelle à Saint-Dizier . Attaquée par des forces supérieures, son arrière-garde a évacué cette ville. Milhaud et Sébastiani, accourus avec leur cavalerie,repoussent l’ennemi au gué de Valcourt sur la Marne. Chassé de Saint-Dizier ,où rentre l’Empereur, l’ennemi fuit dans le plus grand désordre sur les routesde Bar-sur-Ornain et de Yitrv. Le 27 au soir, auprès de cette dernière ville,Napoléon apprend que ce n’est point Schwartzemberg qui le poursuit, mais undes lieutenants de Blücher , Wintzingerode, que l'on a détaché pour masquer lemouvementgénéral desalliés surParis. Là, il apprend encore que Blücher a opéréenfin sa jonction avec Schwartzemberg, le 23, dans les plaines de Châlons ,après son départ d'Arcis ; et le môme jour, une proclamation des alliés, dictéepar les émissaires du comité de Paris, annonçait à la France la rupture des né-gociations et la marche de Schwartzemberg et de Blücher sur la capitale ! «Les« alliés, dit le général AYilson, témoin oculaire, se trouvaient dans un cercle« vicieux, d’où il leur était impossible de se tirer, si la défection ne fût venue« à leur secours... Le mouvement sur Saint-Dizier , qui devait assurer l’empire« à Napoléon , lui fit perdre sa couronne. » Cependant il ne désespère pas dusalut de Paris ; il compte y paraître encore assez tôt pour faire payer cher auxalliés l’erreur qui l’abusait depuis son départ d’Arcis. Il a enjoint à Marmontet à Mortier de se reployer à la hâte sur Paris , d’en arrêter tous les convois,d’en réunir autour d’eux tous les renforts. Ces deux maréchaux présenterontalors à l’ennemi, devant les barricades des faubourgs, une force intacte qui doit
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