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relais, il demande où sont l'Impératrice et le roi de Home. On lui dit que safemme et son (ils ont quitté Paris , qu’on se bat aux portes... Il vole... A dixheures du soir, cinq lieues seulement le séparent de Paris ... Dans une heure, ilse verra à la tète des braves qui disputent la capitale aux coalisés. Il est tropIARD 1)E DEUX HEURES... PARIS VIENT 1)E CAPITULER !
Napoléon se trouvait à pied sur la route, au relais de Fontainebleau , quandil reçut cette fatale nouvelle du général Rclliard, que Paris a vu figurer parmises plus illustres défenseurs. Les courriers envoyés h Paris , ainsi qu’à Mortieret Marmont, avaient été pris; ces maréchaux, croyant que l’Empereur, après labataille d’Arcis, se reployait sur eux, étaient venus au-devant de lui jusqu’àFère-Champenoise, où, le 25, attaqués par la grande armée alliée, et par uneffroyable ouragan qui battit le front de leurs troupes, ils résistèrent pendantplusieurs heures et furent obligés de céder au nombre. Les généraux Paclhodet Amey escortaient un convoi avec leurs divisions ; ils avaient en tout six millesoldats, dont les deux tiers, encore en habits de paysans, étaient des recruesdes départements de l’ouest. Hencontrés par toute l’armée alliée, ils se dispo-sèrent à vendre chèrement leur vie; les gardes russes, prussiennes, autri-chiennes se brisèrent contre ces bataillons rustiques; la mêlée devint affreuse.Les hommes de toutes les nations assaillirent cette poignée de Vendéens qui, laveille du retour des Bourbons, jurèrent de mourir pour Napoléon , refusèrentquartier, et périrent presque tous. Les généraux Pacthod, Amey, Jamin, Dclorl,Ihévenot et Bouté, seuls encore debout au milieu de leurs carrés renversés àleurs pieds, tombèrent aux mains de l’ennemi. Ce combat héroïque, dont lafortune rendit l’issue si déplorable pour nous, avait fait éclater un tel acharne-ment, que les alliés, ne pouvant se reconnaître à cause de la variété des uni-formes, se chargèrent entre eux. Le généralissime ordonna en conséquence àtoute l’armée d’invasion de porter une écharpe blanche au bras gauche : cetordre, deux jours après, reçut des conjurés de Paris une perfide interprétation :ils dirent que les ennemis avaient arboré les couleurs de la maison royalede Bourbon.
L’armée avait honoré sa retraite sur Paris par de beaux combats à Sézannc ,à Chaillv, à la Fierté-Gaucher, à Meaux , à Ville-Parisis. Séparés l’un de l’autreà Nangis, Mortier avait marché par Guignes, et Marmont par Melun . Réunis àllrie-Comtc-Uobert, ils étaient arrivés ensemble à Charcnton, où ils arrêtèrentleurs troupes pour la bataille du lendemain, 30 mars ; cette bataille fut celle deParis. Le 29, les alliés avaient afflué sur Paris par toutes les avenues du nordet de l’est. Cependant, dans cette terrible extrémité, les maréchaux parvinrentà réunir à leurs glorieux débris quelques milliers d’hommes des dépôts, dixmille citoyens de la garde nationale parisienne, et plusieurs compagnies d'artil-lerie spontanément formées par les généreux élèves de l’École Polytechnique .
A la tête d’environ trente mille hommes, Mortier et Marmont engagèrent le