sans savoir où était l’armée prussienne, et sans êtrelié avec le corps envoyé à sa poursuite de manièreà pouvoir en être soutenu.
L’intérêt attaché à ce qui émane de Sainte-Hélène ,et l’influence qu’aurait sur l’opinion , s’il n’était ré-futé , un ouvrage qu’on publie comme avoué parNapoléon , fixent le moment où ceux qui ont eu unepart importante aux événements de la campagne de1 8 1 5, se doivent de fournir à l’histoire les documentsqui leur sont personnels. La connaissance de la vé-rité, objet si digne des recherches assidues de l’écri-vain impartial, ne saurait être acquise que par unattentif examen des différentes assertions. Deux desprincipaux acteurs des événements de i8i5, ou n’ontpas été entendus, ou ne l’ont été que d’une manièreincomplète ; il importe de mettre en regard les im-putations que renferme la seule relation française decette campagne qui semble revêtue d’un caractèreofficiel, et les moyens qu’emploient pour les repous-ser ceux sur qui on essaie de les faire peser. Lesménagements individuels et les considérations secon-daires doivent disparaître pour eux, quand des inté-rêts d’un ordre plus élevé les pressent. Quelle quesoit donc la répugnance que j éprouve à parler demoi, je ne balancerai pas à saper les bases sur les-quelles repose la partie de ce prétendu monument his-torique qui me regarde. Je pense que les défenseursnaturels du maréchal Ney, indignés de voir ses mânessanglants tourmentés par le même esprit de décep-tion qui présidait à la rédaction de bulletins officieuxoù l’on rejetait sur des causes imaginaires, ou sur