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trine, blessure qui heureusement n’est pas mortelle.Dans cet état de choses, impatient de pouvoir dé-boucher sur le mont Saint - Lambert, et coopérerau succès des armes de votre majesté dans cettejournée si importante, je dirigeai sur Limale la cava-lerie dePajol, la division Teste et deux des divisionsdu général Gérard , afin de forcer le passage de laDyle, et de marcher contre le général Bulow. Le corpsdu général Vandamme entretint l’attaque de Wavres et du moulin de Bielge, d’où l’ennemi faisait minede vouloir déboucher ; ce que je jugeai qu’il ne pour-rait effectuer, la position et le courage de nos troupesrépondant qu’il n’y parviendrait pas. Mon mouvementsur Limale prit du temps à raison de la distance ; ce-pendant j’arrivai, j’effectuai le passage, et les hauteursfurent enlevées par la division Yichery et la cavalerie.La nuit ne permit pas d’aller loin, et je n’entendaisplus le canon du côté où votre majesté se battait.
Dans cette position, j’attendis le jour : Wavres etBielge étaient occupés par les Prussiens. Le 19, àtrois heures du matin, ils attaquèrent à leur tour,voulant profiter de la mauvaise position où j’étais,et prétendant me rejeter dans le défilé, enlever l’ar-tillerie qui avait débouché , et me faire repasser laDyle. Leurs efforts furent inutiles ; l’intrépidité destroupes me mit à même de repousser toutes les at-taques , de culbuter les Prussiens, et de faire enleverpar la division Teste le village de Bielge : le bravegénéral Penne y fut tué.
Le général Vandamme, faisant alors passer parBielge une de ses divisions, enleva sans peine les hau-teurs» de Wavres , et sur toute ma ligne le succès fut