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Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
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10 PREMIERE SATIRE.

Sans doute... Riais le Temps corrige toute chose;

Le perroquet se perd quand trop souvent il cause;

Qui ne juge aujourd’hui l’école de Béclard ,

Et qui ne sait par cœur le talent des Bérard?

C’est au concours lui-même à guérir ses blessures:

Lui seul, modifié, vengera nos injures;

Les hommes d’avenir dont il nous a dotésEn sa faveur aussi doivent être comptés;

Bouillaud, Gerdy, llostan, et tant d’autres encoreQue l’Ecole a trahis, que leur défaite honore ;

Sanson, dont la clinique appelle le talent,

Velpeau l’universel, magasin ambulant”.

Et si de ces concours où la faveur conspire.

Nous remontons d’un trait aux concours de l’empire :Les vaincus étaient Roux, Capuron, Marjolin,

Les vainqueurs avaient nom Uésormeaux, Dupuytren ! !Qu’on oppose à ces noms quelques choix lavorables,Des débris du concours souvenirs mémorables,

Et que de la faveur on vante les effets !....

Je saurai bien compter tous les maux qu’elle a faits;