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Némésis médicale illustrée : receuil de satires / par François Fabre ; contenant trente vignettes dessinées par Daumier
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DEUXIEME SATIRE

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Des ministres du joui' adorant la puissance,

Riche de leurs faveurs et de sa complaisance,Ardente à s'avilir, effrénée en ses goûts,

Et qui ne sait combattre et marcher qu’à genoux.

D’un pareil protecteur la Faculté fut digne.Aussi n'attendez pas que sa vertu s’indigne,Lorsqu’après deux essais, nobles, majestueux,Où le concours brilla d’un éclat fastueux,

Un ministre insolent 1 vint fermer la carrière,Au talent imposa la faveur pour barrière,

Et dit à vingt valets silencieux, surpris :Obéissez , votez, la robe est à ce prix.

De cet accord sept ans aucune ignominieN’a troublé la douceur, dérangé l’harmonie ;En tout bien, tout honneur, en toute liberté,Sous l’aile du pouvoir ces messieurs ont voté.Bientôt, sans coup férir, lâchement désarmée,L’École applaudissait à se voir décimée 8 ,