LE CONCOURS.
Vous dont le ton amer gounnandant la satire,
Au jeu de l’épigramme a défendu le rire.'
Vous tous que notre ardeur en ce jour étonna ,Vous nous assourdirez d’éternels Ilosannah,
Et prompts à tisonner la flamme vengeresse,Vous l’accompagnerez de vos chants d’allégresse.
Ah! c'est pour nous garder d’un pareil souvenir,Pour écarter de nous un sinistre avenir,
Qu’en laveur du concours, dont je suis idolâtre,J’ai soutenu dix ans ma lutte opiniâtre;
Que ma prose a dix ans redit comme mes versSes succès inconstants, ses luttes, ses revers.Croit-on qu’infatué d’une espérance vaine,
Dans ce noble institut en butte à tant de haineJ’ignore à quels hasards est soumis le procèsEl combien la mémoire a de part au succès ;