SEPTIEME SATIRE.
H8
Jetez donc sur ces temps un coup-d'œil rétrograde;Voyez ces écoliers monter de grade en grade,
Et des difficultés du baccalauréatEntraver à la fois licence et doctorat.
Qu’importe des vieux us la bizarre férié !
Riez de l’accolade et de la vespérie %
Riez de ces banquets où près du maître assisUn imberbe docteur échange des lazzis,
Où le vin coule à flots et va rougir la terre,
Où la bruyante joie éclate au bruit du verre 7 ;
Oh ! vous avez raison, ma bouche est de moitiéA rendre avec usure un rire de pitié.
Mais ne craignez-vous pas que le temps ne ramèneCet examen sans fin qui dure une semaine,
Et comme un long complot tous les matins ourdiNaît à la sixième heure et ne meurt qu’à midi 8 ;
Où six heures durant, ardents à vous confondre,Régents et bacheliers vous somment de répondre ;
Où de mille arguments votre corps tatouéSur le siège fatal a demeuré cloué.