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SEPTIEME SATIRE.
Cet autre, dont l’air froid vous a long-temps glacé,Parlait de lapins morts et d’un lièvre forcéQui rompit à la meute, et dont un chien de raceD’un miasme odorant a dépisté la trace.
Peut-être croyez-vous que, votre thèse en main,
Et de vos arguments essayant le terrain,
Ils ont l’esprit tendu, la mémoire occupée...
Votre thèse... voyez... ils ne l’ont point coupée...Pourtant à tous leurs voeux votre ouvrage répond ;L’un le frappe en passant de son dédain profond,L’autre encore endormi, que son voisin éveille,
De la thèse froissée admire la merveille ;
S’étonne des coups-d’oeil, des rires de pitié,
Et des chuchottements dont il est ondoyé;Redouble de respect et renchérit d’éloge.
L’heure sonne pourtant et la troupe déloge ;
Et lui, fier de son rôle, acteur qu’on a joué,Conséquent au respect qu’il vous avait voué,
Vous défend au conseil de sa voix de despoteEt de votre adversaire anéantit le vote.