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HUITIEME SATIRE.
Jetez... leur père mort, forçat noble et sacré,Des chaînes de son bagne est enfin libéré.
Au palais de Thémis, législateurs avides,
De l’urne du scrutin prompts à remplir les vides,Dite’s s’il faut encor d’un impôt éternelNous soumettre au droit fixe ou proportionnel;Dites si quelquefois votre loi somptuaireA prévu qu’en mourant il nous faut un suaire,Ou si le fossoyeur d’avance est convenuDe couvrir de poussière un cadavre tout nu !...
Mais la loi, dites-vous, cette loi sacrilègeSur tous les créanciers nous donne un privilège,