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NEUVIEME SATIRE.
Comtesse de Beaumont, retenez vos douleurs;Dupuytren vit encor, pourquoi verser des pleurs ?Pourquoi ces chants de mort, ces hymnes tarifées^Sa gloire a traversé de stériles trophées;
C’est son corps seulement que d’un pas solennelMille hommes vont porter au repos éternel.
Ah! quand pour honorer sa dépouille mortelle,A ce char triomphal la jeunesse s’attelle,
Et qu’en rangs épaissis, au funèbre cordonSa populaire ardeur se jette à l’abandon,
Vaisseau désemparé battu par la tempête,
Le char incline au loin son imposante tête,
Et son front couronné de panaches mouvants,
Où semblent se jouer les funéraires vents,
Marie au bruit lointain de l’essieu qui résonneLe long balancement d’un salut monotone.