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NEUVIEME SATIRE.
Le long tablier blanc battant sur son talon.
Sa jambe qu’emprisonne un étroit pantalon,
Ses cheveux gris flottants sous sa vieille casquette,Sa tenue à la fois négligée et coquette,
Son torse vigoureux, comme un buste ébauché,Sur un axe inégal négligemment penché;
Tout commande chez lui le respect et la crainte;Mais ses traits sont creusés d’une fatale empreinte,On dirait qu’aux soupçons dont il fut obsédéCet homme malheureux a constamment cédé;
Que contre les ennuis auxquels il est en butteIl veut éterniser une incessante lutte!....
Voyez-le promener ses yeux presque égarés,Mâcher entre ses dents ses ongles déchirés;
Il voit, il entend tout, le moindre bruit l’éveille;
A l’inquiet écho d’une électrique oreille,
Le seul nom d’un rival à voix basse épeléVibre comme un bourdon à grand bruit ébranlé.
A sa fierté pourtant croyez-vous qu’il déroge?Tandis que du regard la foule l’interroge ,