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NEUVIEME SATIRE.
Talleyrand médical, doit-il à tout proposBriller de repartie et s’user en bons motsBientôt il y perdrait sa finesse et sa grâce....
Mais tremblant sous le coup d’une haute disgrâce ,On l’a vu, dira-t-on, sans esprit et sans sel,
Dans les salons royaux égarer un missel 4 .
A de tels souvenirs pourquoi hocher la tèteAux faiblesses de cour l’homme aisément se prête,Et l’État, s’il répugne à de lâches moyens,
Doit au lieu de sujets former des citoyens.
On ajoute qu’un jour la royauté flétrieAu baron maladroit refusa la pairie „
Et que par cet échec son pays avertiDu mandat-citoyen ne l’a point investi ;
Et cependant juillet, en dénudant le trône,A brisé son solstice et hâté son automne !